<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073</id><updated>2011-11-02T19:26:23.856-07:00</updated><title type='text'>Maghreb Spirit</title><subtitle type='html'>« Je suis passé par des siècles de bouches cousues.» disait le poète irakien Abdel-Amir Jaras. Un blog pour en découdre, quand on peut, avec le silence.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>42</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-1731005611785915970</id><published>2011-04-22T23:57:00.000-07:00</published><updated>2011-04-22T23:57:41.414-07:00</updated><title type='text'>Les tigres au 11ème jour</title><content type='html'>Une nouvelle d’une terrible concision du syrien Zakaria Tamer, un fabuleux forgeron autodidacte, raconte comment un dompteur entouré de ses élèves fait plier un tigre en dix jours. Dix jours au fil de la torture ordinaire infligée au citoyen arabe : mépris, obligation d’écouter le discours du chef…  Le tigre fait le fier mais le dompteur a du ressort et entreprend de l’affamer et enfin de le forcer à manger de l’herbe. &lt;br /&gt;Les « tigres au dixième jour », nouvelle parue en 1978, faisait le récit désespérant de l’écrasement de l’individu par une machine politico-policière qui semblait, à cette époque, disposer de l’éternité devant elle. Et qui se donnait le moyen de dompter les sociétés et d’obtenir leur consentement. Cette nouvelle narrait l’emprise absolue des appareils de pouvoir où le seul ersatz de bonheur individuel réside dans la soumission. &lt;br /&gt;Zakaria Tamer qui a dû s’exiler à Londres  pour éviter d’être dompté a, peut-être, songé que le dixième jour du tigre n’était pas définitif et qu’il y en aurait un onzième. Le dompteur – le régime – a trop abusé de sa position de force présumée et surtout de la patience des tigres syriens qui se sont mis à manger de l’herbe par considération de l’environnement hostile dans lequel se trouve leur pays. Désormais, ils ne l’acceptent plus. Et la nouvelle de Tamer a une suite… &lt;br /&gt;Au Onzième jour, les tigres découvrirent que le pays c’était eux et que leurs morts, par néantisation, pas soumission, était la propre mort de tous. Ils décidèrent de ne plus entendre le discours du dompteur, de ne plus brouter de l’herbe et d’être ce que la nature à fait d’eux : des créatures libres. &lt;br /&gt;Au onzième jour, les tigres syriens manifestent et meurent. Convaincus que sans liberté et sans dignité, ils sont déjà morts. Au onzième jour, les tigres de Syrie ont cessé d’avoir peur. Ils ne veulent pas laisser le temps au dompteur de rétablir la situation, de recréer cette peur de mourir qui est pire que la mort.&lt;br /&gt; Les syriens, ces tigres du 11ème jour sont dans un temps que le dompteur ne parvient pas encore à imaginer, celui de sa mise au chômage, de l’inutilité de son savoir et de la vacuité d’une vie muette.  Le « jeune » Bachar Al Assad ne se rend toujours pas compte que les appareils politico-policiers ont perdu le pouvoir d’inspirer la peur par leur seule existence et par la violence « exemplaire » destinée à paralyser les velléitaires. &lt;br /&gt;Le pouvoir-dompteur réprime et la rage de liberté et de dignité du citoyen-tigre enfle.  Bachar Al-Assad lève l’état d’urgence tandis que les « dompteurs » tirent à balle réelle, les syriens n’ont pas besoin de plus de signaux pour deviner que le régime cherche à gagner du temps, à espérer un second souffle pour rétablir la gouvernance par la peur. C’est bien pour cela que les syriens considèrent qu’après tout ces morts, aucun retour en arrière n’est désormais possible. &lt;br /&gt;Le régime a encore – peut-être – une possibilité de négocier un vrai changement. Mais cette possibilité s’amenuise de jour en jour. Le régime n’a pas saisi que le tigre syrien ne veut plus, ne peut plus retourner au dixième jour….&lt;br /&gt;K.Selim&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-1731005611785915970?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/1731005611785915970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=1731005611785915970' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1731005611785915970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1731005611785915970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/04/les-tigres-au-11eme-jour.html' title='Les tigres au 11ème jour'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-492414609754673932</id><published>2011-04-22T23:55:00.001-07:00</published><updated>2011-04-22T23:55:19.137-07:00</updated><title type='text'>Nous ne murirons pas ensemble ?</title><content type='html'>Dans une tentative laborieuse de créer un « débat »,  M.Belkhadem Abdelaziz, secrétaire général du FLN affirme que la société algérienne ne serait pas « assez mûre » pour un régime parlementaire. En situation normale l’assertion renverrait à la très classique discussion de première année de sciences politiques sur les mérites comparés des systèmes présidentiel et parlementaire. En situation algérienne réelle, il ne faut en retenir qu’une seule chose : M.Belkhadem et ses semblables se sentent très « murs » pour décréter que les algériens ne sont pas murs à la démocratie. Il fut un temps où M.Belkhadem, collé aux basques d’un  Abdellhamid Mehri, peu accommodant pour le régime dont il connaît parfaitement les ressorts, pensait autrement. Il aurait pu dire : « nous murirons ensemble ». Là, apparemment, il pense qu’il a « muri » sans nous, M.Belkhadem. Il lui reste à nous dire combien de temps faudra-t-il pour le peuple algérien soit enfin décrété «mur». Et surtout pourquoi un peuple qui serait si immature devrait se prononcer sur des choses aussi compliquées qu’une révision constitutionnelle ? Pourquoi fatiguer le bon peuple qui n’a pas la « culture démocratique » nécessaire et qui serait, c’est cela l’implicite, disponible à profusion chez les cercles dirigeants du pays. Le ministre de l’intérieur est, au fond, plus conséquent. Il a une loi sur les partis politiques qui oblige son administration à recevoir le dossier de création d’un parti, de vérifier s’il est complet et remplit les conditions et de délivrer un accusé de réception. C’est ce que vient d’expliquer, à nouveau, le président de la LADDH, Mustapha Bouchachi, cet adorateur «immature » de la loi, en estimant que le ministre de l’intérieur n’a pas le pouvoir de refuser la création d’un parti mais qu’il peut saisir la justice administrative à qui il revient de trancher. Mais Bouchachi n’a pas « compris » qu’il faudra attendre que la société algérienne soit mure pour que ce respect des procédures et des lois soit de mise. Le ministre, lui, veille à l’ordre public et à la quiétude générale et, estimant probablement que la scène politique n’est pas « mure », il a décidé, sans en référer à la justice, de suspendre l’application de la loi. Celle-ci sera appliquée quand les bonnes conditions seront réunies. C'est-à-dire, quand le pouvoir décidera qu’elles le sont. Gageons qu’avec la culture ambiante, les algériens ne « muriront » pas de sitôt. La politique, dans un cadre libre bien entendu, est un constant apprentissage. On peut en retenir, en surface, les aspects spectacles, mais sur le fond, elle permet, par le débat et la confrontation, une négociation permanente entre les intérêts pour parvenir à un équilibre …  qui sera renégocié par la suite. Elle sert, surtout, à éviter les crises ou à la résoudre, au moindre cout, par des voies pacifiques. Dans ces systèmes, balisés par le droit et arbitrés, in fine, par les citoyens dans les urnes, un homme politique qui laisserait entendre, même de manière implicite, que les électeurs ne sont pas suffisamment murs n’a pas d’avenir. Dans un système fermé, l’argument de l’immaturité du peuple – entendu sous mille et une rengaines en Tunisie et en Egypte – sert à maintenir le statuquo. Quand la politique n’est pas rétablie pour permettre une libération continue de l’énergie générée par la tectonique sociale, on se condamne à aller jusqu’au bout de cette crise que les hommes politiques « murs » n’arrivent pas à voir. Qu’est-ce qu’un séisme, si ce n’est une libération soudaine d’une énergie, trop longtemps et trop dangereusement, comprimée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-492414609754673932?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/492414609754673932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=492414609754673932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/492414609754673932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/492414609754673932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/04/nous-ne-murirons-pas-ensemble.html' title='Nous ne murirons pas ensemble ?'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-1912003134364904011</id><published>2011-03-25T22:10:00.001-07:00</published><updated>2011-03-25T22:10:42.544-07:00</updated><title type='text'>NO FLY ZONE ET NO LIFE ZONE</title><content type='html'>par K. Selim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sur Ghaza, c'est la no life zone. Personne ne s'en soucie, alors que depuis plus des décennies, des Palestiniens sont en révolution contre le régime en place, celui du racisme et de l'occupation coloniale. A l'heure où la chaîne Al Jazira, dans une mutation remarquable, nous présente l'Otan comme une angélique organisation armée de défense des droits de l'homme, il est utile de le rappeler.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; En espérant qu'on ne sera pas accusés d'être les défenseurs de l'affreux dictateur de Tripoli ou de ses semblables ailleurs dans le monde arabe. Mais, sur la Libye, à moins de faire l'aveugle, les opérations occidentales sont meurtrières et le seront de plus en plus, à mesure qu'il devient patent que l'insurrection n'a pas le moyen d'inverser le rapport de force militaire au sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La résolution 1973 du Conseil de sécurité, rendue possible par la Ligue arabe, ne donne pas aux Occidentaux le mandat de détruire le régime de Kadhafi. Il faut le rappeler clairement. C'est pourtant bien le but des Occidentaux. Or, les défections au sein de l'armée loyale à Kadhafi se sont taries. Le régime tient, il a ses tribus et ses villes. On s'installe, à moins d'une intervention terrestre, dans un statu quo propice à la somalisation de la Libye ou du moins sa partition. Les Occidentaux tentent, par des moyens militaires, de rompre ce statu quo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ils ne peuvent, officiellement du moins, intervenir au sol. Pour affaiblir le régime, ils doivent aller vers des bombardements massifs, vers une tentative d'annihilation de tous ceux qui soutiennent actuellement Kadhafi. En clair, il faut un énorme massacre que l'on doit applaudir au nom de la nécessité d'éviter un autre massacre. En définitive, on doit choisir entre les victimes qui sont toutes libyennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le conflit politique a changé de nature en Libye avec l'intrusion des Occidentaux et la démission des Etats voisins qui auraient dû «intervenir», par tous les moyens, en faveur des Libyens contre le régime. Désormais, la situation leur échappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les choses peuvent également échapper en Syrie, où la rigidité du régime, son refus de se réformer ouvrent une gigantesque fenêtre d'opportunité pour les Occidentaux d'en finir avec un des derniers pays récalcitrants à la pax-americana dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il est bon de rappeler, dans ce contexte et à l'heure où la propagande occidentale se félicite que la question palestinienne n'occupe plus l'esprit de la «rue arabe», que Ghaza et les territoires occupés sont des «no life zones». Et qu'y vit une population sous blocus depuis des années, encerclée par une gigantesque armée coloniale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et pour conclure ce survol des drames régionaux, une observation se confirme bien : les analyses faciles sont souvent les moins pertinentes. Le réseau arabe d'information sur les droits de l'homme vient, à juste titre, de tancer avec vigueur la «star» Al Qaradhaoui. Elle met en relief la duplicité politique du religieux qui a soutenu la révolution en Egypte et en Tunisie (c'est bien), qui a décrété une fatwa pour tuer Kadhafi (est-ce le rôle d'un religieux d'appeler au meurtre ?) et qui a qualifié (c'est franchement honteux) la contestation au Bahreïn de confessionnelle et qui ne dit rien sur la répression en Arabie Saoudite. Al Qaradhaoui obéit-il à une analyse politique cohérente ? Ou bien édicte-t-il des fatwas sur la base de son statut de fonctionnaire d'Al Jazira ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Soutenons donc les révolutions authentiques des peuples mais ne soyons pas dupes, les enjeux sont complexes. Et n'oublions jamais que parmi ces peuples, il y a les Palestiniens qui se battent avec un grand courage et de faibles moyens contre l'oppression du dernier système d'apartheid de la planète.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-1912003134364904011?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/1912003134364904011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=1912003134364904011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1912003134364904011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1912003134364904011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/03/no-fly-zone-et-no-life-zone.html' title='NO FLY ZONE ET NO LIFE ZONE'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-6984419695575426471</id><published>2011-03-14T22:51:00.000-07:00</published><updated>2011-03-14T22:51:05.610-07:00</updated><title type='text'>LA RUINE DE LA «DEMOCRATIE SPECIFIQUE»</title><content type='html'>Les Tunisiens ne se sont pas contentés de faire fuir le tyran et son indécente famille. Ils ont joué un tour historique à l'ensemble des autocraties et autoritarismes arabes. Même la très fermée Arabie Saoudite est touchée par cet élan libérateur tunisien de rétablissement total de la citoyenneté. Les Tunisiens sont soupçonneux et ils restent vigilants sur les possibilités de détournement de la révolution. Mais le progrès est déjà prodigieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; S'ils n'ont pas de recettes toutes faites à donner aux autres, ils ont déjà réussi à fixer un niveau d'exigence démocratique qui est en train de devenir une plateforme générale. Et plus la démocratie prendra de l'ancrage en Tunisie  rien n'est jamais sûr en la matière , et plus cette citoyenneté exigeante deviendra la norme. Le mauvais «tour» que les Tunisiens ont fait aux régimes est dans cette norme qu'ils établissent dans la lutte : une démocratie. Sans aucun qualificatif additionnel qui, traditionnellement au Sud, est créé pour fixer des «lignes rouges» et surtout pour vider la notion de toute substance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les régimes perdent ainsi une marge de manœuvre. Ils ne pourront plus décréter qu'une société arabe est inapte à la démocratie et qu'il lui faudra deux siècles d'apprentissage, sous autoritarisme bien entendu, pour prétendre accéder à une démocratie sans adjectifs additionnels qui retranchent ou vident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le roi du Maroc, Mohammed VI, qui a reçu des appuis bruyants des démocraties occidentales en annonçant un chantier de réformes politiques, le découvre déjà. Dimanche, il a fait jouer la répression contre des contestataires qui n'ont pas été impressionnés outre mesure par la «révolution tranquille» du roi louée par l'establishment partisan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les jeunes du mouvement du 20 février sont dans la norme «tunisienne», alors que l'establishment est toujours dans la vieille norme de la sujétion qui consiste à applaudir tout ce qui vient du Roi. Il y a comme une rupture culturelle entre le vieil establishment politique, encore prisonnier des vieux schémas, et des jeunes et des associations qui sont totalement dans le nouvel esprit né avec la révolution tunisienne. Il suffit d'écouter Khadija Ryadi, présidente de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), expliquer que les réformes annoncées ne sortent pas d'une «démarche traditionnelle avec un roi qui décide de tout», pour comprendre que les choses ont bien changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les Tunisiens ont ruiné le «spécifique» et sa «tyrannie» qui consiste à offrir les apparats de la démocratie sans son contenu. La persistance de la demande de réformes politiques, même après la parole censée décisive du roi, illustre parfaitement le nouvel esprit qui parcourt le monde arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La démocratie spécifique à la tunisienne a vécu. Les démocraties spécifiques à la marocaine ou à l'algérienne n'ont pas d'avenir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-6984419695575426471?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/6984419695575426471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=6984419695575426471' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/6984419695575426471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/6984419695575426471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/03/la-ruine-de-la-democratie-specifique.html' title='LA RUINE DE LA «DEMOCRATIE SPECIFIQUE»'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8397890150027559742</id><published>2011-03-12T05:13:00.001-08:00</published><updated>2011-03-12T05:13:42.948-08:00</updated><title type='text'>RENTE ET REFORMES</title><content type='html'>par K. Selim&lt;br /&gt;Le roi du Maroc, Mohammed VI, a annoncé mercredi soir des réformes, au contenu encore indéfini, pour absorber une contestation politique nouvelle qui a émergé en dehors de l'establishment partisan traditionnel. Celle-ci est le fait de jeunes - ils ont démarré sur Facebook, avant de se retrouver le 20 février dans la rue - qui lui demandent de régner sans gouverner. Ils ont l'appui d'associations comme l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH), qui estiment qu'il faut désacraliser le monarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Même si ce mouvement de jeunes est accueilli avec une certaine condescendance, il inquiète la plupart des partis politiques traditionnels. Leur propre discrédit et une situation sociale difficile donnent à ces mouvements naissants un potentiel de croissance important. Mohammed VI, qui a eu, au début, une réaction méprisante à l'égard des revendications exprimées par des jeunes, a sans doute été ramené à de meilleurs sentiments par des amis occidentaux, déjà surpris par la «chute » des remparts Ben Ali et Moubarak, pour prendre l'initiative du changement pour mieux le contrôler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les bruyantes déclarations de satisfaction des pays occidentaux après le discours du roi sont manifestement destinées à l'appuyer vis-à-vis de l'opinion marocaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il n'est pas surprenant non plus de constater que les partis marocains traditionnels saluent avec emphase la «révolution tranquille» engagée, selon eux, par le palais. Les jeunes du 20 février ou l'OMDH, dont la présidente Khadija Ryadhi, qui récusent le maintien de dispositions constitutionnelles mettant le roi «au-dessus de la Constitution», sont beaucoup plus critiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La dichotomie entre l'establishment politique marocain et la jeunesse est une réalité. Et fondamentalement - jusqu'à preuve du contraire -, l'initiative du roi vise à essayer de crédibiliser cet establishment face à la contestation émergente qui ose poser la question de la limitation de ses pouvoirs. Mais, c'est une donnée fondamentale, le régime, n'ayant pas de rente, est condamné à montrer une disponibilité politique qu'on ne trouve pas à Alger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ici, on est dans l'ouverture homéopathique sur fond de discours qui se veut très centré sur les préoccupations économiques et sociales des Algériens. C'est quasiment une tentative de retour au contrat implicite qui a existé dans les trois premières décennies de l'indépendance, où la société était contrainte de renoncer à ses libertés politiques en contrepartie de l'assurance que l'Etat assure l'éducation, la santé et le salaire. Il n'est pas besoin de revenir sur les effets pervers d'un tel fonctionnement, même s'il était animé de bons sentiments populistes. Mais on sait depuis octobre 1988 qu'il est dépassé. Du moins le croyait-on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour démontrer que les Algériens n'ont pas, ainsi qu'il l'affirme, des revendications politiques, le pouvoir est contraint de laisser faire l'informel et de redistribuer un peu plus pour ceux qui ont de l'emploi. Les travailleurs et les différentes corporations qui, depuis des années, ferraillent pour améliorer leurs revenus, ont bien senti qu'il existe une opportunité revendicative à saisir dans cette phobie de la politique du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Toute contestation sociale pouvant devenir politique, ce qui était refusé hier devient accessible aujourd'hui. Les temps de révolution chez les voisins deviennent ainsi des temps de revendications ici. Toute la question est de savoir si la rente est suffisante pour servir tout le monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le pouvoir algérien, à force d'œuvrer à différer la réforme politique, prend le risque d'une course dispendieuse sans fin derrière les revendications sociales. Le bon sens aurait commandé de faire de la rente un moyen de lancer une réforme inévitable et non de la contrarier. Mais on a l'habitude. Le seul moment où il a été question de réformes politiques en Algérie a été celui où les caisses de l'Etat étaient - presque - vides.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8397890150027559742?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8397890150027559742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8397890150027559742' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8397890150027559742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8397890150027559742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/03/rente-et-reformes.html' title='RENTE ET REFORMES'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-1749793170106759756</id><published>2011-03-04T21:11:00.001-08:00</published><updated>2011-03-04T21:11:56.890-08:00</updated><title type='text'>La khaïma démentielle de Kadhafi</title><content type='html'>Par K.Selim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kadhafi a parlé avec un message confus : il n’a pas le pouvoir mais il ne lâchera pas de pouce de pouvoir. Celui qui ne reconnait aucune loi a fait une lecture ennuyeuse et sinistre du code pénal. Cet homme délire. Il a affirmé qu’il n’a pas encore fait usage de la violence. Après des centaines de morts, ce propos est sinistre. Le mot tyran est insuffisant. Le régime libyen met en œuvre une politique de la terre brûlée face au soulèvement de la population qui ne supporte plus les absurdités couteuses d’un clan qui a transformé un pays en une khaïma démentielle. On l’a déjà dit et on ne le redira jamais assez, cette révolte n’est pas motivée par la misère, même si la répartition des richesses en Libye est très inégale ; même si Kadhafi et son clan considèrent les ressources du pays comme une propriété privée. Mais même cette appropriation n’est qu’un élément de plus dans un rejet plus radical et plus profond. Kadhafi a cru avoir malaxé libyens à son image tortueuse et délirante. Or, cette société a conservé le souvenir d’une période où elle était une société, traditionnelle sans doute, mais une société normale. Le fait que les contestataires aient ressorti les drapeaux de la Libye de l’indépendance est significatif de l’ampleur du rejet de l’infâme sauce verte dans laquelle Kadhafi n’a cessé de les enfoncer. Les libyens ont bien entendu vécu, comme beaucoup  d’autres peuples, avec passion les mouvements pour la dignité qui ont emporté les dirigeants des deux pays voisins. Ils l’ont ressenti avec d’autant plus de force que de nombreux libyens qu’ils soient des « anciens » où des jeunes qui ont acquis une instruction moderne ne supportaient plus d’être la risée du monde en raison d’un raïs erratique qui a abandonné toute idée de gouvernance et qui aime à se donner en spectacle. Tout en refusant que son pays soit doté d’institutions rationnelles et d’infrastructures fonctionnelles. Conspirateur permanent, cet homme pense que son peuple est continuellement entrain de comploter d’où cette prolifération de milices qui surveillent et se surveillent. Pour les libyens, cet homme et son régime sont une plaie permanente. Il était grotesque, le voilà qui montre le visage atroce de bourreau de son propre peuple.  Le recours à des mercenaires qui sèment la mort de manière indiscriminée en dit long sur les mœurs du clan au pouvoir. La folie criminelle de ce régime est sans limites comme le démontre l’utilisation de l’aviation militaire pour réprimer des manifestants. Le discours à la fois incohérent et pervers prononcé par le Guide dans son camp retranché de Bab Azizia confirme la détermination du clan à ne rien lâcher. En annonçant qu’il se préparait à recourir à la force pour écraser les « rats » qui protestent dans les rues du pays, Kadhafi indique clairement que le déchainement de violence de ces derniers jours n’est rien comparé à ce qui risque d’arriver. En lisant ostensiblement des passages de Code pénal, le Grand Leader justifie la mort qu’il s’apprête à infliger à tous ceux qui osent le contester. La péroraison de Bab Azizia derrière une rhétorique anti-américaine usée jusqu’à la corde a constitué un appel direct à la grande peur des occidentaux, celle de l’établissement d’un régime islamiste inspiré par Ben Laden. La performance de Kadhafi est l’illustration implacable de l’adage qui veut qu’un pouvoir absolu rende absolument fou. Il faut espérer que le crépuscule sanglant de ce dictateur ubuesque soit bref et que l’opinion mondiale réagisse enfin avec fermeté contre la spirale d’horreur dans laquelle ce tyran et son clan veulent précipiter le peuple de Libye.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-1749793170106759756?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/1749793170106759756/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=1749793170106759756' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1749793170106759756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1749793170106759756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/03/la-khaima-dementielle-de-kadhafi.html' title='La khaïma démentielle de Kadhafi'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8012749130579582124</id><published>2011-03-04T21:09:00.000-08:00</published><updated>2011-03-04T21:09:05.403-08:00</updated><title type='text'>La démocratie arabe, selon Mme Clinton</title><content type='html'>Par K.Selim&lt;br /&gt;"Il est temps d'entendre l'appel de la jeunesse des rues de Tunis, de Tripoli et du Caire!". Ce merveilleux appel est celui lancé, hier, à Genève, au Conseil des droits de l’homme par Mme Hillary Clinton, ministre des affaires étrangères de M.Barack Obama. Que c’est beau ! Bien entendu, la secrétaire d’Etat américaine n’a pas résisté à l’envie de marquer un point contre l’Iran en se demandant, ingénument, « Pourquoi le peuple de Tripoli pourrait accéder à la liberté et non celui de Téhéran?". Oui, le peuple de Téhéran mérite d’accéder à la liberté, mais la représentante de l’Empire oublie de noter que les peuples de Tunisie, d’Egypte et même de Libye se sont rebellés contre des gouvernants amis des Etats-Unis. Peut-être – mais cela mérite d’être vérifié – que ce discours est une sorte de mea-culpa implicite qui annonce un changement de politique. Les « remparts » érigés contre les peuples n’ayant de toute évidence pas tenus, autant faire semblant de les accompagner en énonçant que les « changements ne peuvent s'imposer que de l'intérieur! ». Voilà qui est d’une grande justesse à condition de ne pas oublier de rappeler que dans de nombreux pays arabes, les changements voulus « de l’intérieur » ont été constamment entravés de l’extérieur. Le cas de l’Egypte est bien entendu édifiant. Le cas de la Palestine aussi où le peuple a été puni, assiégé et affamé, pour avoir voté pour un parti qui n’agrée pas à Israël et aux Etats-Unis.  Curieusement, Mme Clinton, estime que le cours des évènements en Egypte et en Tunisie aurait discrédité les « mouvements extrémistes » - on suppose qu’elle veut dire islamiste – qui ne « sont pas parvenus à renverser les pouvoirs en place, contrairement aux mobilisations pacifiques ». L’argumentaire est spécieux. Ni en Egypte, ni en Tunisie, des mouvements « extrémistes » ne cherchaient à faire tomber le régime par la violence. Mme Clinton interprète l’histoire à l’aune de ses propres œillères. Il y a bien un courant islamiste en Egypte mais, hormis des petits groupuscules restreints, il n’a jamais prôné la violence. Idem en Tunisie. Mais il est clair que pour  Mme Clinton – et M.Obama aussi – tous ceux qui estiment qu’il faut être ferme avec Israël et refuser ses faits de violence sont des « extrémistes ». Qu’ils soient islamistes, laïcs, centristes ou libéraux… C’est cela le critère. M.Obama trouve normal qu’Israël occupe les territoires palestiniens et organise la purification ethnique. Il trouve que Mahmoud Abbas est un « extrémiste » car il n’a pas accepté de demander le retrait d’une résolution soumis au Conseil de sécurité qui condamne la colonisation. Mme Clinton considère que la violence israélienne n’est jamais condamnable et que la résistance des palestiniens l’est toujours. Même quand elle s’exprime dans la manière ultra-molle de Mahmoud Abbas. De quoi rester très dubitatif quand on l’entend proclamer que le soutien aux transitions en cours vers la démocratie dans le monde arabe est "un impératif stratégique". En réalité, les Etats-Unis ont constamment entravé les élans des peuples arabes vers la liberté. Leur soutien aux transitions en cours a pour but de les circonscrire. Un processus démocratique sérieux en Egypte ne pourra qu’entrainer un changement – à défaut de bouleversement – de la politique du pays à l’égard d’Israël. Gageons que dans ce cas, l’Egypte sera soumise à d’intenses pressions et que si elle ne cède pas, elle deviendra un pays « extrémiste ». Le discours « démocratique » de la grande démocratie américaine restera toujours sans crédit en raison de la complicité indéfectible des dirigeants américains dans l’oppression des palestiniens. Dans le monde arabe, les opinions attendent que la démocratie victorieuse en Egypte réaliste l’ajustement nécessaire en faveur des palestiniens. Manifestement, ce n’est pas la même démocratie que souhaite Washington.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8012749130579582124?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8012749130579582124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8012749130579582124' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8012749130579582124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8012749130579582124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/03/la-democratie-arabe-selon-mme-clinton.html' title='La démocratie arabe, selon Mme Clinton'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-3534412503827238601</id><published>2011-03-04T21:05:00.001-08:00</published><updated>2011-03-04T21:05:57.795-08:00</updated><title type='text'>La loi et l’agenda</title><content type='html'>Par M.Saâdoune&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L'État prend des mesures en commençant par les questions prioritaires pour le citoyen d'ordre économique et social (…). Les préoccupations politiques suivront et c'est le gouvernement qui décidera du moment opportun ».  Le propos du ministre de l’intérieur, Dahou Ould Kablia, est limpide sur la manière dont le gouvernement voit les choses. Cela d’ailleurs se traduit par une série de mesures dont certaines font grincer des dents tant elles sentent fort le populisme et l’improvisation. Il n’y a rien de surprenant de voir le pouvoir agir dans cette direction puisqu’il croit que les algériens n’ont pas de demandes politiques ; ou que les mesures à caractère social – et économique ? – qu’il prend tendraient à réduire l’importance de cette demande. Le diagnostic ou l’appréciation traduisent une vision très discutable. Il n’est même pas nécessaire d’essayer de décortiquer la philosophie qui sous-tend ce genre d’assertion. Il faut admettre que cette vision existe et que cela fait partie du droit élémentaire d’avoir des convictions. Par contre, ce que M.Ould Kablia ne peut ignorer est que les droits légaux consacrés par la Constitution et les lois ne sont pas subordonnées à la vision du monde du gouvernement et à son agenda. Le gouvernement a toute latitude d’essayer de convaincre les algériens qu’il s’occupe des questions économiques et sociales et que cela est la chose la plus importante à ses yeux, cela ne lui octroie pas le droit de suspendre un droit légal. Créer un parti politique est une affaire de citoyens qui n’est pas tributaire des « priorités » du pouvoir politique. Il y a une loi qui fixe les conditions de création d’un parti, les pièces justificatives à fournir et l’autorité administrative chargée de recevoir le dossier et de délivrer l’agrément. Formellement, il s’agit d’un processus administratif qui ne dépend pas d’un quitus politique du pouvoir, ni de sa disponibilité, ni de son emploi du temps. Aucun souci prioritaire de l’Etat ne doit donc permettre de justifier la suspension de fait de l’application de la loi.  La levée officielle de l’état d’urgence ne permet plus de masquer qu’on est devant une entrave à l’exercice d’un droit reconnu par les lois. Même s’il essaie de nuancer l’interdit de fait qui est opposé à des citoyens de créer leur partis politiques, le ministre de l’intérieur sera constamment dans l’impossibilité d’opposer un argument – de droit – convainquant. Le gouvernement fait de la politique – ce qui est la moindre des choses – mais aucune politique ne peut être fondée sur le non-respect de la loi. Ni la Constitution, ni les lois ne soumettent le droit des algériens de créer des partis où des associations à un agenda gouvernemental particulier.  Aucune loi n’est faite pour n’être appliquée que quand le gouvernement le veut bien. Les questions prioritaires d’ordre économique et social qui sont mises en avant par le gouvernement ne peuvent servir d’argument ou de justification à la non-application de la loi. Il n’est pas inutile de rappeler que le respect de la forme de la loi est primordial car il préjuge sur le fond.  L’application de la loi – de toutes les lois – est une obligation permanente. Et il faudra sans doute le rappeler avec vigueur à chaque fois qu’un responsable laisse entendre que l’exercice des libertés et des droits reconnus par la Constitution n’est pas une priorité et qu’il peut de ce fait être suspendu… jusqu’à ce qu’il veut bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-3534412503827238601?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/3534412503827238601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=3534412503827238601' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3534412503827238601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3534412503827238601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/03/la-loi-et-lagenda.html' title='La loi et l’agenda'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-7649411755857538729</id><published>2011-01-15T23:34:00.000-08:00</published><updated>2011-01-15T23:35:35.299-08:00</updated><title type='text'>ENTENDEZ-VOUS CETTE IMMENSE CLAMEUR QUI VIENT DE L'EST</title><content type='html'>ENTENDEZ-VOUS CETTE IMMENSE CLAMEUR QUI VIENT DE L'EST &lt;br /&gt;par K. Selim &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gouvernants algériens entendentils cette immense clameur qui vient de l'Est ? A voir l'absence de couverture de la télévision algérienne qui rate volontairement un événement historique considérable, la réponse est indubitablement «oui». Mais quelle lecture en font-ils ? Se contentent-ils d'un simpliste «l'Algérie n'est pas la Tunisie ?». Si tel est le cas, il faudra peut-être leur dire de tendre l'oreille à ces très nombreux Algériens qui disent leur grande admiration pour les Tunisiens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oui, des milliers d'Algériens ont suivi sur les chaînes de télévision étrangères, Al-Jazira en premier, ce mouvement irrépressible vers la liberté et la démocratie des Tunisiens. Même ceux parmi les Algériens qui avaient, on ne sait d'ailleurs pourquoi, une certaine condescendance à l'égard des Tunisiens sont admiratifs. Les Tunisiens sont en train de réussir à forcer le passage interdit vers la démocratie et ils sont en train de nous faire rêver. De nous donner envie. «Nous sommes tous des Tunisiens» : c'était, après le discours de la défaite de Ben Ali, le message sms, envoyé à chaud par Mostefa Bouchachi, le président de la LADDH. C'est tout sauf une formule creuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; On se sent Tunisiens car nous ne voulons pas rester en rade du progrès politique et on ne veut pas rater un autre tournant. On se sent Tunisiens car nous avons le sentiment fort qu'ils viennent, dans la douleur et malgré les tentatives en cours des sbires du régime de semer le chaos, de faire un grand pas en avant. Qu'ils viennent de mettre leur pays dans l'histoire et qu'ils se donnent le bon accélérateur. Oui, les Tunisiens sont admirables. Ils nous donnent une grande leçon de maturité politique et ils doivent encore en avoir pour éviter les pièges que leur tend un régime acculé au changement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais les gouvernants d'Alger entendent-ils cette clameur ? Sentent-ils que nous voulons, en cet instant et pour les jours qui viennent, être comme les Tunisiens ? S'ils le sentent - et on a toutes les raisons de croire que c'est le cas -, quelle conclusion en tirent-ils ? On n'est pas dans le secret de leurs pensées et d'ailleurs on attend qu'ils s'expriment sur le sujet sans recourir à la peu crédible assertion de «non-ingérence». On peut néanmoins constater sans faire d'erreur que si la Tunisie est pour de nombreux Algériens un rêve, une espérance, elle est pour le pouvoir algérien un avertissement lourd. Le premier des avertissements est qu'il ne faut jamais croire qu'une gestion autoritaire est capable d'apporter de la tranquillité. Beaucoup croyaient que la Tunisie était définitivement tenue, soumise, contrôlée, que rien ne pouvait ébranler un régime qui avait de surcroît la bénédiction de Paris et des capitales occidentales. Ben Ali et ses courtisans le croyaient sans doute encore plus. Et c'est pour cela qu'ils n'ont rien vu venir du tsunami déclenché par le jeune Bouazizi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oui, la démocratie est énervante, fatigante, exigeante, ardue, difficile, mais elle est plus sûre que l'autoritarisme. En démocratie, une crise peut se résoudre par des élections, par une alternance, en autoritarisme cela ne peut se faire que par la violence ou par la révolution. Oui, nous regardons la Tunisie en espérant que nos gouvernants perçoivent la clameur encore inexprimée de très nombreux Algériens qui veulent en ces instants être Tunisiens. Qu'ils comprennent qu'ils ont encore la possibilité d'impulser le mouvement vers la démocratie, l'Etat de droit avant qu'ils ne le subissent. Le régime de Ben Ali a raté ce tournant. Le régime algérien a encore l'opportunité d'agir, de discuter avec ceux qui ne partagent pas ses vues et d'épargner à cette société, trop violentée, une rupture brutale qui peut venir n'importe quand. Oui, espérons que nos gouvernants entendent cette immense clameur qui vient de l'Est.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-7649411755857538729?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/7649411755857538729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=7649411755857538729' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7649411755857538729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7649411755857538729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/01/entendez-vous-cette-immense-clameur-qui.html' title='ENTENDEZ-VOUS CETTE IMMENSE CLAMEUR QUI VIENT DE L&apos;EST'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-4400271901402931398</id><published>2011-01-14T21:57:00.000-08:00</published><updated>2011-01-14T21:58:48.202-08:00</updated><title type='text'>L’irrésistible sens de l’histoire</title><content type='html'>L’irrésistible sens de l’histoire&lt;br /&gt;Par K.Selim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ben Ali, c’est fini ». C’était, hier, au lendemain d’un discours du président tunisien qui cède sur les libertés et la démocratie mais s’accroche au pouvoir jusqu’en 2014. Il y a deux mois, les promesses de Ben Ali lui auraient valu, malgré 23 ans de dictature, un nouveau regain de popularité et auraient données un nouveau souffle à son régime. Aujourd’hui, après 70 morts au moins, ces concessions viennent trop tard pour apaiser les tunisiens. Ils veulent son départ et ne veulent pas s’engager dans une transition démocratique sous sa supervision. Le régime de Ben Ali, à trop regarder les tunisiens sous le prisme du contrôle politico-policiers a fini par être aveuglé par l’apparence de soumission de la société. Or, les tunisiens ne faisaient qu’accumuler du ressentiment à l’égard d’un régime qui insulte leur raison et fait peu cas de leur dignité. Il a suffit d’un déclic tragique donné par l’immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi pour que la Tunisie se rebelle et se lance à l’assaut du système autoritaire. Ben Ali n’a rien vu venir. Il a piteusement accusé ses collaborateurs de l’avoir trompé. Il propose une démocratisation qu’il a systématiquement refusé aux tunisiens. Il a décidé de « libérer » la presse et de mettre fin à la censure d’internet. Mais pour cela, il a fallu attendre que le danger arrive aux alentours du Palais de Carthage. Dans le précédent discours, Ben Ali accusait les contestataires d’être des terroristes montrant ainsi qu’il n’avait pas saisi les signaux violents qui s’allumaient partout à travers le pays. Non, Ben Ali a écouté les messages de quasi-soutien qui lui venaient de Paris. Comme cette incroyable ministre française des affaires étrangères qui proposait, en réponse à la tragédie qui se déroulait en Tunisie, de transmettre le « savoir-faire » français en matière de répression des manifs à ses anciennes colonies du Maghreb ! A la Tunisie et à l’Algérie pour être précis. Le régime n’a pas capté les bons signaux, il a été aveuglé par les louanges externes qui en font un « rempart » contre l’islamisme. Il a attendu qu’il y ait tant de morts, de souffrances et de destructions pour comprendre que les tunisiens ne supportaient pas son paternalisme et une corruption astronomique subie par les seuls tunisiens, les opérateurs occidentaux en étant protégés par leur statut. Si la réponse est juste : démocratie, justice, liberté d’expression, les tunisiens ne lui font pas confiance pour les mettre en application. Hier à Tunis, au lendemain d’un simulacre de manifestation de soutien organisé par le parti au pouvoir, c’est la Tunisie rebelle qui a débarqué au cœur de la capitale porteuse d’un message clair et net : on se contentera d'eau et de pain, mais nous voulons le départ de Ben Ali. Il y a une transition démocratique à organiser mais manifestement les tunisiens ne veulent plus supporter que le symbole du régime continue d’occuper le palais de Carthage jusqu’en 2014. Il y a deux mois, l’offre de Ben Ali aurait été largement acceptée par les tunisiens et par l’opposition. Aujourd’hui, elle apparait comme une diversion tant elle arrive trop tard, après des années d’aveuglement et de fausse assurance conférée par l’autoritarisme. Il y a deux mois, il était encore minuit moins cinq pour Ben Ali. Ce n’est plus le cas. C’est un avertissement à tous les régimes de la région. C’est un avertissement au régime algérien qui continue de verrouiller le champ politique. La gestion autoritaire est en définitive la garantie de la surdité politique, une source sure d’auto-intoxication. Ce qui se passe en Tunisie, où les élites ont montré qu’elles peuvent être à la hauteur, n’est pas improbable en Algérie. Il vaut mieux ouvrir avant d’y être contraint. Les mécaniques des révoltes et des révolutions sont imprévisibles et insondables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-4400271901402931398?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/4400271901402931398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=4400271901402931398' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4400271901402931398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4400271901402931398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/01/lirresistible-sens-de-lhistoire.html' title='L’irrésistible sens de l’histoire'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-6898555026002804652</id><published>2011-01-12T21:31:00.000-08:00</published><updated>2011-01-12T21:32:50.756-08:00</updated><title type='text'>Lorsqu’un jour le peuple veut vivre….</title><content type='html'>Par K.Selim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Lorsqu’un jour le peuple veut vivre….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est pour le destin de répondre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est pour les ténèbres de se dissiper&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est pour les chaînes de se briser ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les tunisiens – beaucoup d’algériens aussi – connaissent ces vers puissants du grand poète Aboul-Kassem Echabi. La caste dirigeante tunisienne aussi connait ces vers du poète national, elle a cependant depuis longtemps cessé d’en saisir le sens profond. Notamment, le fait qu’ils expriment – et exprimeront toujours – un rejet de toute forme d’oppression, même celle qui se couvre des habits usés du paternalisme. Depuis le 17 décembre dernier, à la suite de l’acte désespéré d’une jeune victime d’une hogra policière, la Tunisie réelle, reprend en chœur les vers du poète. Force donc pour le régime de céder ! Et il cède, mais avec parcimonie, à reculons, comme s’il n’avait pas encore compris l’ampleur de la colère. Comme s’il ne saisissait pas le niveau de la détermination des tunisiens, des classes populaires, des élites et même d’une partie de la bourgeoisie à en finir avec un système qui humilie leur intelligence et fait peu de cas de leur dignité. Le président Ben Ali a limogé son ministre de l’intérieur, Rafik Haj Kacem. C’est un signe, mais c’est une ouverture insuffisante. Trop peu pour apaiser un des plus grands mouvements de contestation sociale et politique depuis l’indépendance du pays. C’est trop peu pour une société qui a déjà subi des pertes humaines élevées pour avoir repris une parole confisquée depuis deux décennies au moins. Le chef de l’Etat a ordonné la libération des personnes arrêtées depuis le déclenchement de la contestation. Il lui reste encore à sortir des logiques répressives. Et à prendre acte, enfin, que le peuple tunisien est majeur et que les promesses d’emploi annoncées ne constituent pas une réponse à cette appel irrépressible à la liberté et à la dignité qui s’est étendu de Sidi Bouzid à l’ensemble de la Tunisie. Le pouvoir tunisien se tromperait lourdement si au lieu d’entendre son peuple, il se dit que la faible réaction de l’Europe et singulièrement celle la France, sont les « bons signaux » à enregistrer. Dans ce registre, on a pu voir une intervention lamentable de l’ambassadeur de Tunisie à l’Unesco dans laquelle il essaye de présenter la contestation sociale dans son pays comme un complot de l’AQMI. Il agitait avec une joie mauvaise un communiqué très opportuniste d’un certain Droudkel, émir du néant qui ne représente que lui-même. Si le pouvoir tunisien est, aujourd’hui, du même niveau que son représentant à l’Unesco, il faut craindre pour ce pays. Et pour les tunisiens. La Tunisie est grosse d’une volonté de changement. L’intelligence, s’il en reste encore au pouvoir, commande d’en prendre acte et de l’accompagner. Ce pays, contrairement à l’Algérie, ne dispose pas d’une rente sur laquelle le pouvoir peut jouer. Il est face au réel. Il y a eu une prise de parole de la part de la population et elle ne veut plus la céder contre de vaines promesses. Pas même quand les pays européens chantent les louanges du régime en place. Le pouvoir tunisien mettra en danger le pays s’il ne comprend pas que cette clameur est une réappropriation de soi… Le peuple de Chabi veut vivre libre, il faut bien que le Destin réponde. La caste au pouvoir connait Chabi. Elle doit encore saisir qu’il exprime profondément ce nouvel élan tunisien. Elle doit y répondre avant que la Tunisie ne se mette à déclamer un autre poème de Chabi et ces vers à la tonalité bien moins apaisante : « Ô tyran oppresseur... Ami de la nuit, ennemi de la vie... ». Ben Ali doit faire vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.lequotidien-oran.com/?news=5147953om/?news=5147953&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-6898555026002804652?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/6898555026002804652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=6898555026002804652' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/6898555026002804652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/6898555026002804652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2011/01/lorsquun-jour-le-peuple-veut-vivre.html' title='Lorsqu’un jour le peuple veut vivre….'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-372100238729013405</id><published>2009-12-30T22:06:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T22:07:05.259-08:00</updated><title type='text'>ANTAR 2009</title><content type='html'>par K. Selim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains choisiront pour illustrer l'année algérienne 2009 le coup de pied définitif de Antar Yahia et la joie insoupçonnée qu'il a libérée dans un pays qui a désappris la fête depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Même les grands-mères s'y ennuient, ce qui explique que la harga soit un phénomène qui recouvre toutes les classes. La différence entre le riche et le pauvre, l'instruit et l'illettré ne réside que dans le moyen de réaliser l'aspiration commune au départ. La joie qui a suivi la victoire de l'équipe nationale à Khartoum était justement exceptionnelle : elle a été vécue par la plupart des jeunes et moins jeunes comme un gros trou fait dans le mur invisible mais solide de l'ennui dans lequel baigne le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Celui-ci, en attendant la Coupe d'Afrique et la Coupe du monde, des rendez-vous à ne pas rater au plan sportif comme au plan du moral collectif, a repris doucement ses droits. D'aucuns croient, ou espèrent plutôt que certaines choses vues, comme la présence massive et sans complexe des filles et des femmes dans la grande manifestation festive, sont des signes d'une évolution significative. D'autres forcent le trait en croyant à une «seconde naissance» et demandent au régime de rompre avec ses «constantes».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est trop accorder à un évènement qui a peut-être marqué les esprits mais qui ne marquera sans doute pas l'histoire. Onze gars ont donné un peu de bonheur aux Algériens, ils n'ont pas fait une révolution. Il était, bien entendu, illusoire de croire que la célébration nationale et unanimiste de la victoire de l'équipe nationale puisse dispenser ceux qui veulent le changement de devoir se battre, avec les moyens qu'ils peuvent, pour le réaliser. Discourir sur un match de football ou sur la réaction stupide du régime égyptien pour admonester le régime algérien et le sommer de changer relève du surréalisme. Il ne faut pas trop planer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le retour du réel est d'ailleurs vite arrivé pour réduire «l'épopée de Khartoum» à sa juste dimension d'un intermède dans une routine abyssale. Rien ne surprend : ni la déconfiture autoroutière de la section algérienne des Frères musulmans qui devait être la version «sage» de l'islamisme et la version morale de la gouvernance, ni l'alliance entre un «trotskisme» très nationaliste et un «libéralisme» très autoritaire... Une alliance durable, jure-t-on, alors que le «néopatriotisme économique», qui semble la sous-tendre, paraît bien conjoncturel et fragile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Qui pourrait, par ailleurs, être surpris par l'évocation cyclique de l'emprise de l'argent dans la désignation des représentants au sein des institutions parlementaires ? Cela fait tout au plus quelques déclarations convenues et des articles de presse d'usage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Au fond de l'ennui national, qui se soucie réellement de cette vie politique et de ce Parlement où l'on ne fait pas de politique ? Pourquoi les Algériens s'enflammeraient-ils pour des assemblées où personne n'a encore posé des questions alors que les fuites - intéressées ou non, cela est secondaire - s'accumulent pour souligner que l'autoroute Est-Ouest n'est pas une ligne droite de la probité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Oui, dans cette année 2009 qui s'en va, c'est bien le coup de pied de Antar Yahia qui a été le plus beau geste. Mais ce n'était qu'un but, ce n'était pas un coup de pied dans la fourmilière... Contrairement à ceux qui lui ont donné, par idéologie ou tout simplement par espérance, beaucoup d'importance, c'était un tir sans autre prétention que d'envoyer une balle au fond d'un filet. &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-372100238729013405?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/372100238729013405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=372100238729013405' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/372100238729013405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/372100238729013405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/antar-2009.html' title='ANTAR 2009'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-2025165726024512194</id><published>2009-12-30T09:39:00.000-08:00</published><updated>2009-12-30T09:41:02.697-08:00</updated><title type='text'>2009, ANNEE LIVIDE !</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;par K. Selim &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unité de lieu, unité d'action et unité de temps constituent le triptyque fondateur de toute la dramaturgie classique. Le monde politique, théâtre d'ombres par excellence, observe les principes de la tragédie sans qu'elle se dénoue ou qu'une solution soit en vue. L'ordre du monde est campé par des scénaristes qui ne souhaitent qu'une seule chose : que cela dure. L'année s'achève où elle a commencé : à Ghaza, ville bombardée et ville encerclée, des Palestiniens ouvertement spoliés meurent dans l'indifférence glacée des démocraties avancées. Et dans l'absence de sollicitude des «frères arabes» qui regardent ailleurs, scrutent les toussotements des puissants, veillent à ce que leurs sujets ne se livrent à aucun débordement nuisible aux intérêts bien compris des castes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 2009, de Ghaza bombardée à Ghaza encerclée par un «fraternel» mur d'acier, aura montré, jusqu'à la nausée, la veulerie de ceux qui se veulent «modérés» et «réalistes». Mahmoud Abbas en est l'incarnation palestinienne, le modéré qui a avalé toutes les couleuvres et posé à toutes les photos avant de découvrir - quelle naïveté ! - que les Etats-Unis sont «partiaux».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; L'Egypte, en voie de régression et de transmission héréditaire, en est l'incarnation arabe la plus grotesquement obéissante. Des pouvoirs qui se dispensent du soutien de leur peuple ne peuvent espérer qu'un rôle de figurant, même s'ils se gonflent d'importance. Les acteurs les plus en vue - le plus filmé et le plus écouté d'entre eux, Barack Obama, est triomphalement entré en scène en janvier - changent à peine. Ils jouent leur rôle sans jamais s'éloigner du scénario.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La crise financière, jugulée à coups de centaines de milliards de dollars de fonds publics, a permis aux banquiers de renouer avec les profits et aux plus riches de l'être encore plus. 2009 a été une année bénéficiaire pour les spéculateurs. Au rythme où vont les affaires, 2010 sera aussi souriante, en particulier dans les paradis fiscaux comme la Suisse, où aucun minaret ne viendra rappeler au citoyen local l'existence d'autres musulmans que ceux - prospères mais discrets - qui viennent faire fructifier des fortunes plus ou moins légales et fréquenter les casinos. La Suisse est toujours un des pays les plus propres du monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans cette représentation permanente où tout semble bouger sans que rien ne change, le décor est immuable, il se dégrade au fil de l'exploitation de la planète. Au fil des événements, la pièce de théâtre quitte parfois le registre du drame pour emprunter à l'opéra-bouffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La conférence sur le réchauffement climatique, qui s'est tenue dans une ville nordique transformée en caserne de police, a été l'occasion d'apprécier un curieux spectacle où la bouffonnerie des puissants, ivres d'égoïsme, répondait à l'inquiétude du plus grand nombre. A Copenhague, les riches ont montré qu'ils étaient les plus forts au concours de l'irresponsabilité, les émergents n'ont pas encore prouvé qu'ils ont pris une part du pouvoir mondial et les plus pauvres, l'Afrique notamment, auront été les dindons d'une mauvaise farce. 2009 a été une année ordinaire sous le voile de l'oppression banalisée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-2025165726024512194?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/2025165726024512194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=2025165726024512194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2025165726024512194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2025165726024512194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/2009-annee-livide.html' title='2009, ANNEE LIVIDE !'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8496343797013562176</id><published>2009-12-22T08:19:00.001-08:00</published><updated>2009-12-22T08:19:40.805-08:00</updated><title type='text'>UN DEBAT GLAUQUE</title><content type='html'>par K. Selim &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité des Français ne sont pas satisfaits de la manière dont se déroule le débat sur l'identité nationale. Le président Sarkozy et ses conseillers, qui ont constamment les yeux rivés sur les sondages, peuvent constater que le «coup», lancé à l'approche d'une échéance électorale, se transforme en fort mauvaise affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En confiant à Eric Besson, socialiste renégat, ministre de l'Immigration et surtout aventurier de la politique dans le sens - le moins élégant du terme - le soin d'orchestrer cette opération, le président français a, de manière qu'on ne peut qualifier de sibylline, d'emblée fixé le cadre du débat. L'identité nationale de la France serait en question en raison de la présence sur son territoire «d'étrangers» irréductibles, arabes, noirs et musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le débat, orchestré dans les préfectures, n'a rien de philosophique. Le consensus est à l'invective du «pas vraiment français», in-intégrable par définition... C'est bien le vieux fonds de commerce de la «droite nationale» pétainiste et lepéniste, intellectuellement aux antipodes de la droite gaulliste, qu'on a décidé de ressortir dans un contexte de crise économique et sociale. Les «spin doctors» de Sarkozy prétendent ouvrir un débat «populaire» afin de ne pas laisser libre le terrain à Le Pen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En réalité, ils ont provoqué une crispation générale au sein de la société française et rouvert aux lepénistes un formidable boulevard. Ces derniers ne boudent pas leur plaisir. Et la droite néoconservatrice et atlantiste, incarnée par Nicolas Sarkozy, ne fait que surenchérir. Même une casquette mise à l'envers - attitude que l'on retrouve chez les jeunes du monde entier - est devenue le stigmate du banlieusard arabe qui ne sait pas être un bon Français...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; De nombreux intellectuels de gauche se sont insurgés contre un débat qui donne une image dégradée de la France. Sarkozy a cru bon, en osant une malheureuse référence à la votation suisse contre les minarets, opposer le bon peuple aux élites. Vieille ficelle de la droite extrême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais le refus de ce débat va au-delà des intellectuels de gauche. Au sein même de la droite républicaine, on est effaré de la tournure dangereuse de ces glauques débats où des Français «purs» viennent déverser leurs haines et leurs idées reçues sur les «impurs». C'est un député UMP, François Baroin, qui constate que le débat, voulu par Sarkozy et orchestré par le très doriotiste Eric Besson, prend une direction peu honorable. «On a ouvert la boîte de Pandore, l'ensemble des bas instincts s'est développé et a couru dans la société».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C'est aussi un ancien Premier ministre gaulliste, Alain Juppé, qui constate que «tout ce qui peut dresser les communautés les unes contre les autres, et en particulier les musulmans contre les autres, est détestable». Or, il faut bien le constater, le débat préfectoral de MM. Sarkozy et Besson banalise la parole xénophobe et raciste. Il ne dit pas ce que c'est qu'être français, il désigne des «ennemis», ces Français qui ne le «seraient pas vraiment». Que des hommes politiques de droite, De Villepin, Baroin ou Juppé, s'opposent à ce défoulement de xénophobie est un signe qu'il existe un socle solide de valeurs démocratiques face aux manipulations néoconservatrices.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8496343797013562176?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8496343797013562176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8496343797013562176' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8496343797013562176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8496343797013562176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/un-debat-glauque.html' title='UN DEBAT GLAUQUE'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8808782529794931816</id><published>2009-12-18T23:57:00.001-08:00</published><updated>2009-12-18T23:57:32.835-08:00</updated><title type='text'>FIASCO !</title><content type='html'>par K. Selim&lt;br /&gt;A moins d'un coup de théâtre de dernière minute, la conférence sur le réchauffement climatique de Copenhague s'achèvera sur un échec. L'énorme machine médiatique occidentale, à la recherche d'un bouc émissaire, essaie sans conviction de désigner la République Populaire de Chine comme le premier responsable de ce terrible résultat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En l'état actuel des engagements des pays riches, responsables de l'accumulation des gaz à effet de serre (GES), la Chine refuse effectivement de faire des concessions sans contrepartie sérieuse. Mais il n'y a pas l'ombre d'un doute, et les gesticulations «africaines» de tel ou tel chef d'Etat européen n'y changeront rien, les responsables du fiasco danois sont les Occidentaux, les Etats-Unis au premier chef. Les pollueurs historiques refusent de s'engager à la hauteur des dégâts qu'ils assument et à celle des enjeux des changements climatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le blocage était perceptible dès l'ouverture de la conférence, il y a une quinzaine de jours. La présidence danoise, entre soumission complète aux Etats-Unis, déplorée par de nombreux Européens, et incompétence diplomatique criante, a grandement contribué à dégrader l'atmosphère d'une réunion qui s'annonçait pourtant sous de meilleurs auspices. La stratégie des Occidentaux a consisté à réduire le niveau de leurs engagements et à aboutir à une déclaration politique en retrait par rapport au protocole de Kyoto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Sous la pression des multinationales, dont les hommes de pouvoir en Occident ne sont objectivement que des fondés de pouvoir, les termes d'un engagement susceptible de limiter à deux degrés la hausse moyenne de la température globale ont été largement atténués et le caractère juridiquement contraignant d'un accord éventuel abandonné en chemin. Cette position, absurde et dangereuse, est avant tout celle des Etats-Unis. Dans le droit fil de la méthode de son prédécesseur immédiat, le personnage shakespearien qui pilote la politique étrangère américaine a annoncé, sans autre précision, la participation de son pays au fonds climatique destiné à aider les pays du Sud. La déclaration a suscité un déferlement de louanges pâmées de la part de tous les groupies, chefs d'Etat européens et «grands» médias, sans doute pour paver la voie à la déclaration du président Obama devant la plénière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Hélas, le président a livré une prestation sans grande envergure, les analystes de circonstance expliquant qu'il ne pouvait aller plus loin sans l'aval de son Congrès. Si on doit espérer du Congrès de ce pays qu'il relève le défi climatique, autant s'attendre au pire et s'y préparer... Mais la leçon est ailleurs, le roi se dénude encore plus vite que prévu. Voici donc un prix Nobel de la paix fraîchement émoulu qui vient en quelques jours de porter l'effort de guerre de son pays à un niveau inédit et de contribuer au sabordage d'une conférence vitale sur le climat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Dans cette affaire danoise, les Occidentaux jouent un jeu éminemment risqué. Les stratèges des multinationales considèrent que le gros des catastrophes à venir sera concentré dans les pays du Sud et que les pays développés tireraient profit d'un certain niveau de réchauffement, qui pourrait faciliter notamment l'exploitation des ressources minières dans les pôles. A cette aune, la solidarité est une considération parfaitement secondaire. Le cynisme et l'égoïsme sont la norme des relations internationales. Mais s'agissant malgré tout du devenir commun, le réalisme sordide à l'oeuvre à Copenhague est la marque d'une terrifiante irresponsabilité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8808782529794931816?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8808782529794931816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8808782529794931816' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8808782529794931816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8808782529794931816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/fiasco.html' title='FIASCO !'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-4169117430473878303</id><published>2009-12-03T09:19:00.000-08:00</published><updated>2009-12-03T09:28:47.397-08:00</updated><title type='text'>Crise entre Le Caire et Alger après un match « total »</title><content type='html'>Les Afriques n° 99&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Investir politiquement dans le football peut rapporter gros ou… coûter cher. Alger et Le Caire, dans un contexte passionnel, misaient gros sur la rencontre entre leurs équipes de foot. A la fin du match, le perdant, l’Egypte, a déclenché une troisième mi-temps sur le front des médias et de la diplomatie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Saïd Djaafer, Alger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Le Caire et Alger, la bataille n’était que médiatique avant que la lapidation du bus de l’équipe de football algérienne, à son arrivée au Caire, tourne au bras de fer politique. Un entretien téléphonique entre les présidents Hosni Moubarak et Abdelaziz Bouteflika avait amené ce dernier à maintenir le match du Caire, contre l’avis du staff. En ne perdant que deux à zéro, dans des conditions très particulières, l’équipe algérienne a préservé ses chances de qualification. Et a sauvé la mise au président Bouteflika, qui, en cas d’élimination, aurait été rendu responsable d’avoir naïvement cru aux garanties verbales de son homologue égyptien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coût politique pour Abdelaziz Bouteflika, et le régime en général, risquait d’être élevé en raison de l’indignation générale des Algériens devant l’aplomb des Egyptiens, qui ont nié l’attaque du bus de l’équipe de football et accusé les joueurs algériens de l’avoir mise en scène. Les jeunes Algériens, qui n’ont pas admis que l’on ajoute l’injure à la blessure, s’en sont pris violemment à des intérêts égyptiens, ceux de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy et d’Egyptair. La décision de Bouteflika d’organiser, avec une rapidité inhabituelle au regard des lourdeurs du système, un pont aérien entre Alger et Khartoum, servait à compenser sa crédulité vis-à-vis du président égyptien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté égyptien, Gamal Moubarak, fils du président et son héritier présomptif, s’est ostensiblement investi derrière son équipe nationale. Le match de barrage de Khartoum devait être, avec une victoire acquise d’avance, un moment clé de sa marche à l’intronisation comme futur « Raïs » du pays. Le match de barrage de Khartoum était donc saturé de politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quitte ou double&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’identification absolue des jeunesses des deux pays – danger potentiel pour les deux régimes – à leurs équipes de football rendait cette saturation explosive. A Khartoum, deux équipes se disputaient un ticket pour l’Afrique du Sud, mais en filigrane, deux régimes, dont les ressemblances ne sont pas fortuites, ont joué un étrange jeu de quitte ou double.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rarement une rencontre de football a été, en raison de l’investissement passionnel des jeunes derrière les équipes, aussi explosive politiquement. Ni les médias, ni les politiques des deux pays n’ont réussi à faire admettre à des rues, algériennes et égyptiennes, à cran que la défaite était une éventualité. Khartoum était devenu un match total : entre joueurs, entre opinions et… entre régimes. Le gagnant, l’Algérie en l’occurrence, rafle la mise, le perdant, l’Egypte, se retrouve en… enfer. Et se devait de gérer un retour de boomerang de la déception, d’autant plus cuisante que la pédagogie élémentaire sur les issues d’un match de football avait été éludée… L’investissement était élevé, la perte risquait d’être sévère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Formidable opération médiatique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Caire a décidé alors d’organiser une formidable opération médiatique autour des prétendus « massacres » perpétrés à Khartoum par les supporters algériens. Les télévisions égyptiennes diffusaient des appels téléphoniques dramatiques de citoyens égyptiens à partir de la capitale soudanaise, décrivant des scènes d’apocalypse… De la démesure, qui servait, in fine, à faire diversion, à ajouter une troisième mi-temps à ce match total. En réalité, il ne s’est rien passé à Khartoum, sinon un unique incident mineur. Le gouvernement soudanais, qui a mobilisé plus de quinze mille policiers pour assurer la sécurité d’un match imprévu, n’a pas apprécié la campagne de communication cairote. L’ambassadeur égyptien a été convoqué pour s’entendre signifier le mécontentement soudanais. « Le Ministère des affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Egypte pour l’informer du rejet par le Soudan des informations diffusées par des médias égyptiens concernant les événements d’après match », a annoncé Khartoum dans un communiqué. « Plutôt que de souligner tout ce que le Soudan a fait pour ce match, l’accueil, l’hébergement de près de 25 000 personnes et la sécurité, les médias égyptiens ont diffusé de fausses informations », a expliqué le porte-parole du Ministère soudanais des affaires étrangères, Mouawiya Osmane Khalid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le Maghreb existe enfin, je l’ai vu et entendu »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Egyptiens ont essayé de calmer les Soudanais, mais avec l’Algérie, c’est l’escalade : rappel de l’ambassadeur d’Egypte à Alger, manifestation violente devant l’ambassade au Caire, appel à renvoyer l’ambassadeur algérien… Le fils aîné du président égyptien, Alaa Moubarak, a apporté sa contribution en accusant les Algériens de s’être livrés à des « actes de terrorisme… avant, pendant et après le match », qualifiant les supporteurs algériens de « mercenaires ». Samedi, devant le Parlement égyptien, et sans citer nommément l’Algérie, le président Hosni Moubarak a déclaré : « L’Egypte ne fera pas preuve de laxisme envers ceux qui portent atteinte à la dignité de ses citoyens. » Les Algériens sont effarés par l’outrance des attaques et des insultes proférées sur les chaînes de télévision égyptiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’où peut déboucher la crise diplomatique entre l’Algérie et l’Egypte ? La rupture des relations diplomatiques n’est pas encore envisagée… La Ligue arabe appelle à la retenue. Le pouvoir algérien, naturellement moins contraint, a choisi de ne pas surenchérir. Mais les traces de ce match total seront durables. Au Caire, où la campagne anti-algérienne reste soutenue, des intellectuels appellent à en finir avec le panarabisme dans « lequel l’Egypte donne, sans recevoir en retour que de la haine ». En Algérie, beaucoup ont noté que de Casablanca à Gasfa en Tunisie, la victoire de l’équipe algérienne a été célébrée avec autant de joie qu’à Alger… « Le Maghreb existe enfin, je l’ai vu et entendu » a écrit, de Casablanca, un vieux militant à des amis algériens, en racontant la clameur qui s’est élevée au Maroc après le but algérien et les concerts de klaxons d’après-match.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-4169117430473878303?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/4169117430473878303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=4169117430473878303' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4169117430473878303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4169117430473878303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/crise-entre-le-caire-et-alger-apres-un.html' title='Crise entre Le Caire et Alger après un match « total »'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-9152585359484479554</id><published>2009-12-03T08:59:00.000-08:00</published><updated>2009-12-03T09:00:59.344-08:00</updated><title type='text'>LA NOUVELLE SAINTE ALLIANCE</title><content type='html'>par K. Selim&lt;br /&gt;La classe politique et les médias européens ont donné l'impression d'avoir étéurpris par le vote des Suisses contre les minarets. Dans la presse occidentale, un consensus réprobateur s'est établi : comment les Suisses peuvent-ils voter aussi massivement pour une interdiction qui stigmatise l'Islam, ceux qui pratiquent cette religion et ceux qui n'observent pas forcément ses commandements mais qui proviennent d'un monde façonné par elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les observateurs exotiques de la vie publique en Europe doutent cependant de l'authenticité de ce consensus réprobateur. Pour beaucoup, il est même étonnant qu'il n'y ait eu que près de 60% de voix suisses islamophobes. Ce vote n'était pas un coup de tonnerre dans un ciel d'été. Le matraquage antimusulman est permanent et se décline sur tous les registres des éditorialistes européens. Depuis la révolution iranienne et surtout la disparition de l'URSS, l'Islam «bénéficie» du monopole de la détestation. Il est l'épouvantail que l'on agite avec constance et détermination et que l'on désigne de plus en plus franchement à la vindicte populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les attentats du 11 septembre 2001 ont été le prétexte idéal pour faire sauter les derniers verrous de respect des formes. La guerre des civilisations, subterfuge des ultralibéraux pour imposer la marchandisation du monde, mobilise tous ses fantassins. L'extrême droite européenne, dont le parti suisse à l'origine de ce référendum, a donc fait son aggiornamento. Traditionnellement antisémite, elle a passé un contrat de respectabilité renouvelée en modifiant la cible de ses haines. Dans sa version actuelle, l'extrême droite néoconservatrice n'est plus antisémite, elle est pro-sioniste et anti-arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette jonction inédite entre des forces autrefois violemment antagoniques, à l'oeuvre depuis plusieurs années aux Etats-Unis, apparaît de plus en plus crûment en Europe. La droite néocoloniale revancharde retrouve voix au chapitre à la faveur du renouvellement du contrat idéologique. Des «bienfaits» de la colonisation aux débats ridicules sur l'identité nationale, en passant par la dénonciation «républicaine» du foulard, le fond de l'air et les références évoquent une époque révolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Si l'histoire ne se répète pas, le néofascisme, lui, reste le même. Dans un contexte de crise, il déborde de ses frontières sociologiques. L'extrême droite contamine la droite classique et recrute aussi chez les sociaux-démocrates. La crise économique et la croissance vertigineuse des inégalités favorisent les retours décomplexés à la grammaire - élémentaire mais efficace - du populisme démagogique. Installer la confusion entre Islam et terrorisme, assimiler les populations basanées à une armée de fanatiques obscurantistes, c'est un élément invariant du discours dominant. Présenter les minarets comme des missiles à une population saoulée d'analyses bistrotières télévisées s'inscrit dans la continuité de cette stratégie d'intoxication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Faire mine de s'étonner des crispations racistes de la plèbe est donc parfaitement hypocrite et ne sert qu'à reculer pour, au mieux, abonder électoralement dans le même sens. Les sociétés occidentales trouveront-elles les ressources politiques et morales pour sortir des logiques de haine dans lesquelles l'ultralibéralisme veut les enfermer ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-9152585359484479554?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/9152585359484479554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=9152585359484479554' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/9152585359484479554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/9152585359484479554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/la-nouvelle-sainte-alliance.html' title='LA NOUVELLE SAINTE ALLIANCE'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-7645185502466391592</id><published>2009-12-02T01:18:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T01:20:44.190-08:00</updated><title type='text'>La Suisse n’est pas une anomalie</title><content type='html'>Par K.Selim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut rassurer les banquiers suisses : l’argent des arabes qui n’a pas d’odeur même s’il peut être sale continuera à venir. Les blanchisseries suisses restent quand même bien cotés chez les fortunés arabes avec ou sans minaret. Seule la Libye, qui a déjà retiré ses fonds des banques suisses à la suite de l’arrestation d’un des fils du guide, sera confortée dans son attitude peu amène à l’égard des suisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « Faut-il Interdire les minarets ? » était bien entendu une fausse question. Les électeurs à la «votation » suisse l’ont bien compris et ils ont répondu à la vraie question : « oui » bannissons ceux qui sont trop différents de nous, boutons-les dehors. Le minaret n’est qu’un prétexte à l’expression libre d’un sentiment xénophobe et islamophobe devenu totalement banalisé dans toute l’Europe. On est quelque peu déconcerté de voir un quasi-unanimisme des dirigeants européens à considérer que le vote des suisses n’est pas «politiquement correct » alors que d’une manière ou d’une autre, ils sont depuis des années les puissants vecteurs d’une islamophobie sans limite. Les suisses ont été peut-être trop grossiers, les mouvements populistes et racistes qui sont derrière le référendum, savent l’être. D’autres se sentent sans doute plus malins en organisant un débat sur « l’identité nationale » qui n’est au fond que la version française de la votation suisse. Les musulmans – terme qui en Europe a s’applique aussi aux incroyants et aux agnostiques à la peau pas trop claire - sont devenus « trop visibles ». Cette « visibilité » ne découle pas de statuts sociaux que leurs envieraient les européens de souche. C’est une visibilité orchestrée politiquement par un très large spectre des courants politiques en Europe. Quelques femmes qui mettent le voile intégral et voilà un débat national hystérique qui s’instaure et que l’on quémande immédiatement des lois pour faire rentrer dans les rangs tous les musulmans du coin. Manifester sa joie à Marseille après la qualification de l’équipe algérienne suscite la même réaction indignée de la part Alain Finkielkraut, un des membres les plus agités du Bureau politique de la pensée parisienne – auteur d’un célèbre cri de cœur haineux contre l’équipe de France « black-black-black » - et le vieux raciste Le Pen. Il ne faut surtout pas croire que les suisses sont une anomalie dans une Europe tolérante. L’islamophobie est un fonds de commerce que l’on se dispute, ce qui fait craindre que les surenchères soient à venir. Le système, indéniablement démocratique de la « votation suisse », permet aux courants les plus crasseux de faire jouer la fibre de la haine et de la peur. Les musulmans suisses peuvent se passer des minarets mais ils savent au fond qu’on vient de voter contre leur présence même en Suisse. Et que l’on vient de leur dénier la qualité de suisses même s’ils ont, sur le papier, la nationalité. Il faut donc s’attendre à ce que les racistes de suisse fassent des émules dans d’autres pays européens. Mais on peut rassurer les banques suisses, si tant est qu’elles en aient besoin : les richissimes arabes aiment trop bien leur pays et ses banques et la votation xénophobe sera sans conséquences. Par contre, on ne peut promettre aux suisses que dans le monde islamique, des individus n’auront pas la « violente réaction » de se passer de leur chocolat et de tas de petites choses helvètes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-7645185502466391592?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/7645185502466391592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=7645185502466391592' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7645185502466391592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7645185502466391592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2009/12/la-suisse-nest-pas-une-anomalie.html' title='La Suisse n’est pas une anomalie'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8069551584424888239</id><published>2008-09-23T13:31:00.000-07:00</published><updated>2008-09-23T13:32:21.338-07:00</updated><title type='text'>Pseudos</title><content type='html'>Quelles sont les nouvelles d’Irak ? Mauvaises malgré les proclamations des américains, malgré les affirmations des gouvernants autochtones de la zone verte.  Du pays des deux fleuves, nos amis, ceux qui sont restés, comme ceux qui y sont restés attachés malgré un exil de survie, échangent, racontent, publient… sur le Net.  &lt;br /&gt;Kitabat est un site irakien remarquable : toutes les idées, vraiment toutes les idées, y trouvent leur place. On y parle de politique, d’économie, d’histoire, de littérature, de poésie, on y dénonce, on y appelle à la révolte… &lt;br /&gt;Ceux qui ont la chance et le bonheur de maîtriser la langue arabe devraient y faire un détour, les francophones unilingues – pauvres d’eux ! -  rateront beaucoup de choses. Mais, il ne s’agit pas, ici, de faire de la réclame à Kitabat qui n’en a pas vraiment besoin. Il s’agit de signaler quelque chose de grave et poignant à la fois.  Depuis quelques jours,  sur la page de garde du site, on peut lire un appel sérieux et grave adressé à toutes les plumes qui écrivent et sévissent  dans Kitabat et elles sont fort nombreuses. &lt;br /&gt;L’appel, évoquant des menaces réelles, pressantes, sérieuses, de liquidations physiques  venant de milieux gouvernementaux et de milices, invitait « sincèrement », tous les écrivains, principalement ceux qui vivent en Irak, à « s’abstenir d’écrire sous leurs vrais noms dans Kitabat et d’utiliser un pseudonyme de leur choix, afin de préserver leur vie et leur sécurité. Nous respectons également tous les noms qui ont renié leurs précédents écrits par souci de se préserver et de préserver leurs vies et celles des leurs… ». Cette invitation au pseudonyme, précise le site, « restera affichée jusqu’au jeudi 25 septembre 2009, en vous remerciant de votre attention et de votre réponse ». Les écrivains concernés pourraient se consoler en se disant qu’ils vont créer des nouveaux noms, libérés des obligations attachés à la réputation bonne ou mauvaise du vrai. Qui sait, ces pseudonymes de la survie leur permettront, peut-être, de dépasser les alignements sectaires qui sont devenues une réalité dans l’Irak sous la botte des américains. Il reste que Kitabat a eu raison mettre en évidence la menace et de suggérer à ses écrivains de se trouver des noms de substitution. En Irak, on meurt facilement… Dans l’effet de « masse » de la guerre, personne ne s’est vraiment intéressé, au cours de la première année d’occupation, à la longue série de scientifiques irakiens de haut-niveau qui ont été assassinés…  Rien, aujourd’hui, ne permet de dire que le gouvernement est en mesure d’éviter une épidémie de meurtres parmi les écrivains de Kitabat…  Les irakiens gardent cependant le sens de l’humour. Noir, certes, mais de l’humour. Très explosif. « Si tu mets la djellaba, le kurde te tues… Si tu mets le saroual, l’arabe te tues. Si tu mets la tenue gouvernementale, la résistance te tue… Si tu t’habilles en civil, la milice te tues… Si tu t’habilles de rien, le froid te tue… Que Dieu aide les irakiens ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; http://www.kitabat.com/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8069551584424888239?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8069551584424888239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8069551584424888239' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8069551584424888239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8069551584424888239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/09/pseudos.html' title='Pseudos'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-5513473431892199886</id><published>2008-09-11T15:10:00.001-07:00</published><updated>2008-09-11T15:10:19.243-07:00</updated><title type='text'>Le Grand Chien</title><content type='html'>Sirius, vous connaissez ? C’est la grande étoile de la constellation du Grand Chien et elle est une des plus proches de la terre. Est-elle algérienne ? Non, elle est sobrement constantinoise. Et comme chaque année, avant que les comités de vénérables personnages s’installent dans tous les coins d’Algérie pour scruter le ciel, elle prend tous le monde en embuscade et annonce la date scientifique, astronomique, du début de la nouvelle lunaison. Je ne sais pas quelle sont leurs intentions, s’ils sont animés d’arrière pensée idéologique, d’une volonté jubilatoire de rendre inutile le groupe des vénérables vieillards qui s’offre un prime-time télévisé par an en  entretenant le suspense. &lt;br /&gt;Avec toute une nation de téléspectateurs renonçant au zapping pour s’installer devant l’ENTV. Ah, ce délicieux suspense ! Cette soirée pieuse, entrecoupée de pubs chorbas, on ne peut pas ne pas l’aimer, on ne peut pas la rater. Même si c’est du déjà-vu et du déjà-entendu, on sacrifie à la tradition. C’est ainsi que commence la plongée en léthargie, c’est ainsi que commence le saut des prix, c’est ainsi que commence les achats pour la grande bouffe dont on jettera une bonne partie. Et ne voilà-t-il pas que ces gus de Sirius se piquent de nous priver du seul suspense cathodique que nous offre l’ENTV ? Vraiment, ils ne sont pas gentils et pourtant ce sont des constantinois…  &lt;br /&gt;Justement, ce sont des constantinois, ces gens de Sirius. Je les imagine grands connaisseurs de Ben Badis, non pas l’icône un peu fossilisée que les vénérables messieurs entretiennent, mais le partisan de savoir, le pourfendeur des charlatans, le réformateur… &lt;br /&gt;Vraiment, ces drôles de constantinois, je les aime, sans les connaître. Ils sont jovialement à contrecourant des habitudes – là où la science se ruinerait – en scrutant le ciel, non pas à l’œil nu, mais avec des instruments et des algorithmes. &lt;br /&gt;J’aime aussi leur manière de prendre les devants et de dire leur mot sans en avoir l’air plusieurs jours avant l’inévitable controverse qui suivra le dénouement du suspense annuel. Tant pis si certains les croient animés de vilaines intentions rationalistes. Ils n’y pourront rien contre cela,  même si la terre n’est pas plate et qu’elle tourne. Car, vous le savez bien, en ces temps où les voyages dans le Cosmos sont devenus d’une affligeante banalité, dans l’aire musulmane,  rien n’est plus  idéologique qu’une lune à la veille du grand sommeil diurne du ramadhan, de ses grandes libations nocturnes, de ses coup de sang absurdes. &lt;br /&gt;Ahmed Selmane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-5513473431892199886?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/5513473431892199886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=5513473431892199886' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/5513473431892199886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/5513473431892199886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/09/le-grand-chien.html' title='Le Grand Chien'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-3561129746380519622</id><published>2008-09-11T15:06:00.001-07:00</published><updated>2008-09-11T15:06:23.447-07:00</updated><title type='text'>Gustav à Alger</title><content type='html'>«On reprend le travail lundi jusqu’au prochain Ouragan ». C’est le dernier message d’une amie qui vit à New Orléans, aux Etats-Unis. Grâce au net et au miracle d’une électricité qui a épargné son quartier, on a été quelques uns à suivre, autrement que par la télévision, le déplacement menaçant de l’Ouragan Gustav. C’est à des choses pareilles que l’on se rend compte à quel point le net est magnifique. Combien il rend cette époque si intéressante en transportant ses tumultes, ses colères, ses manips, ses tendances… La mondialisation, c’est encore un peu abstrait dans de nombreux domaines, elle n’est concrète que dans le virtuel. En lisant les messages de notre amie, quelques minutes à peine après qu’ils aient été écrits, le support s’abolissait. On oublie que le net existe, on n’a que l’amie, en direct, en instantané, comme si elle était là, à coté. C’est vrai que c’est devenu une banalité pour les usagers. Cette chose virtuelle - que certaines utilisent avec compulsion maladive – avait, pour notre amie de là-bas et pour nous, ici à Alger, de la consistance, c’était du solide, du vrai directement transmis et qui suscitait des réactions immédiates de ceux qui étaient en ligne. « Nous sommes toujours à  New Orléans. Je profite de ce que nous avons encore l'électricité pour vous écrire. Il est 6h30 du matin. Gustave va s'abattre sur la ville dans une demi-heure. Nous avons bon espoir de nous en tirer sans trop de dégâts.  J'espère que nous ne regretterons pas notre décision de rester. X était un peu malade hier. Il ne se sentait pas la force d'être derrière le volant, ou même dans la voiture  pendant 12 à 14 heures pour fuir la ville… ». &lt;br /&gt;Les images que l’on voyait sur les chaînes de télévision devenaient, soudain, plus parlantes. On perdait cette attitude distante des téléspectateurs observant un évènement spectaculaire. On pensait à notre amie, à sa petite inquiétude qui s’exprimait discrètement dans ses phrases. On l’imaginait dans sa maison, se serrant les dents, et attendant le passage de la bourrasque. On se serrait presque les dents. On zappait. On a passé la demi-heure d’attente de l’Ouragan avec nos amis de là-bas. On attendait les effets du passage. Et l’on a été heureux de lire, après le passage de l’ouragan, un « tout va bien, je crois qu'on a bien fait de ne pas partir ». &lt;br /&gt;Ah, bien sur, ils ont soufferts de la chaleur – et nous aussi et pour de vrai – « mais tout s’est finalement bien passé ». « C’était fascinant de regarder Gustave s'abattre sur la ville. On n'a pas vraiment eu peur. On savait qu'il avait beaucoup perdu de sa force. On est resté sans électricité pendant quatre jours, pratiquement enfermes chez nous puisqu'il qu'il y avait le couvre-feu. On suivait ce qui se passait grâce à la radio. Cela aurait été très dur partir avec 1.9 millions de néo-orléanais sur les routes, en quête de chambres d'hôtels et de nourriture! Surtout avec  le ramadhan pour nous ». Saha Ftourkoum à News Orléans. &lt;br /&gt; Ahmed Selmane&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-3561129746380519622?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/3561129746380519622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=3561129746380519622' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3561129746380519622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3561129746380519622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/09/gustav-alger.html' title='Gustav à Alger'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-4437460006306854429</id><published>2008-09-11T15:05:00.001-07:00</published><updated>2008-09-11T15:05:44.821-07:00</updated><title type='text'>Se promener dans l’impossible</title><content type='html'>Il se lève, fermement décidé à ne pas avoir la gueule de bois des matins de ramadhan, celle qui s’affiche sur les visages. Les oiseaux chantent et cela lui donne de l’optimisme. Devant le miroir, il rit aux éclats et cela lui fait du bien. Il apprend, à la radio, que la session parlementaire va s’ouvrir et il hausse les épaules. Rien ne perturbera sa volonté de bonne humeur, ni ses pensées pacifiques. Il est prêt à sortir pour affronter tous le monde avec le sourire. Affronter, langage de guerre qui ne sied pas à son humeur. Il recorrige dans sa tête, « je vais marcher en paix dans la ville ». Il est même décidé à tendre l’autre joue en cas de nécessité. Il descend dans la ville, c’est le chaos, on se marche dessus, on se rentre dedans, on sort les canines et les molaires… Difficile d’être paisible au cœur de la guerre et d’être fidèle aux résolutions matinales. La seule chose qui « travaille » en Ramadhan, c’est la colère, le coup de sang… Il sent qu’il va se laisser gagner par l’ambiance. Il va perdre la tête. Il faut la vider, cette tête. Il faut qu’il oublie tout, ces gens qui lui marche sur le pied ou presque, ces élites parlementaires qui vont faire mine de travailler pour le bien commun… Il se vide la tête. Il s’invente une autre ville qui ne tourne plus le dos à la mer, mais qui y plonge, il voit des enfants s’amuser sur la jetée, des vieux expliquant à des jeunes ce qu’est le Penon… Cela marche presque, jusqu’à ce qu’on le bouscule et qu’on lui dise de faire attention où il marche…Il décide qu’il ne faut pas se décourager. Il s’extraie de la foule, rentre dans un parc. Quelques hommes dorment, bouche ouverte, sur les bancs, à l’ombre des beaux arbres. Il trouve un banc vide. Il ne dort pas, il se contente d’enlever ses chaussures et de mettre ses pieds à l’air libre. La tête se vide à nouveau. Il reconstruit sa ville. Pas parfaite, juste humaine. Où les gens sourient, se saluent, se souhaitent des choses, en regardant les jeux d’enfants. C’est beau… Cela ne dure pas. Il entend des cris. Des jeunes qui se bagarrent. Il ne cherche pas à savoir pourquoi, ils ont déjà gâché son exercice de détachement. Il se lève et quitte le parc. Sa tête remplie à nouveau de bruit. De leurs bruits. Il se découvre en train de souhaiter qu’ils s’étripent jusqu’à se finir. Il en prend en conscience. Il se gifle mentalement. Il s’énerve. Il devient morose. Il n’arrive plus à faire le vide. Il essaye de rire. Cela ne marche pas. Il déprime. Il décide de repartir chez-lui. Il évite les transports en commun. Il prend un taxi. Le chauffeur fait du bruit. Il maraude et ramasse d’autres clients. C’est devenu un transport en commun. On y est encore plus à l’étroit que dans un bus. Il ferme les yeux, ses tempes sont en feu. Il arrive. Pas chez lui, mais au point le moins éloigné de chez dans la grande route. Il descend. Paye. Marche. Monte à son appartement. S’allonge. Dors un instant. Puis il se met à rire. Quelqu’un lui avait dit, il y a des années, que les algériens ont décidé de se rendre la vie impossible. Cela lui fait du bien. Il va mieux. Demain, il essaiera de se promener dans l’impossible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-4437460006306854429?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/4437460006306854429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=4437460006306854429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4437460006306854429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4437460006306854429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/09/se-promener-dans-limpossible.html' title='Se promener dans l’impossible'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-4293884091858844593</id><published>2008-09-11T15:04:00.001-07:00</published><updated>2008-09-11T15:04:53.932-07:00</updated><title type='text'>Notre Chine d’ici et demain</title><content type='html'>Depuis des jours, il s’était dit qu’il écrirait quelque chose de joyeux, de gai. De cesser d’être bilieux même si la réalité est anxiogène. De trouver de belles, de bonnes choses à dire, d’obéir au philosophe Gramsci en cultivant l’optimisme de volonté et laisser au repos le pessimisme de la raison. Il avait vu la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques, il en avait été ébloui et avait pris des résolutions solennelles : il faut être positif comme les chinois. L’histoire de ce peuple, lui aussi, ne fut pas de tout repos, loin de là. Mais les chinois démontrent un élan qui fait rêver. Ils partent vers le monde, non pour fuir leur pays, mais pour l’étendre, pour le mettre à la dimension qu’ils jugent être la sienne. Il ne pouvait bien sur comparer son pays à la Chine, où l’Etat est continu depuis des milliers d’années et où une ville pouvait avoir autant d’habitants que sa patrie. Mais, il cherchait, au milieu de la féérie raisonnée de la cérémonie d’ouverture, le ressort secret qui faisait qu’un peuple, une civilisation renaissent et proclament à la face du monde : j’existe et je suis présent, malgré mes problèmes, mes faiblesses, mes carences ; je reviens de loin et je sais où je vais. Lui également, il savait d’où il venait : d’un formidable coup de rein contre l’effacement donné un 8 mai 1945 et qui s’est poursuivi par l’obstination à tenir, à ne rien céder, à ne pas renoncer. Puis vint le temps où tout semblait encore possible. Ce sont ces temps de fraicheur, plein d’allant, qu’il cherchait en ces jours, gagné par l’euphorie provoquée en lui par la féérie chinoise. Mais comment trouver des indices chinois dans une Algérie sans dessein, où des fonctionnaires sans âme jouent à faire semblant de faire de la politique, où des hommes et des femmes, instruits, dans la force de l’âge, cherchent à imiter ceux qui ont été éjectés de l’école : partir, quitter les rivages de l’enfermement. Comment regarder droit devant quand tout semble figé et régressif ? Comment trouver de l’optimisme au milieu d’Algériens constamment au bord de la crise de nerfs… Comment rêver quand des zombies continuent à vouloir tout faire exploser, à commencer par leurs frères ? Comment être chinois dans une réalité fermée, dans un monde clos et borné ? Guicciardini, un autre philosophe italien, contemporain de Machiavel, écrivait qu’il n’est rien de plus triste de vivre sa vie au moment ou sa cité est en déclin. Il ne reste alors que de rêver de Chine en attendant qu’un jour peut-être le destin se décidera à changer sa course bégayante et que les rives de la fuite vers un ailleurs improbable se transforment en berges de l’espoir et de la joie de vivre. La Chine alors ne sera plus si lointaine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-4293884091858844593?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/4293884091858844593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=4293884091858844593' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4293884091858844593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/4293884091858844593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/09/notre-chine-dici-et-demain.html' title='Notre Chine d’ici et demain'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-3953209639703513858</id><published>2008-08-05T11:15:00.001-07:00</published><updated>2008-08-05T11:15:42.769-07:00</updated><title type='text'>Le Tarzan des arabes en v.o</title><content type='html'>Dans le triste ciel cinématographique maghrébin, un OVNI hilarant, populaire, sans prétention, est entrain de faire son chemin. Cet OVNI est tunisien, de Sousse précisément et vient bousculer l'ordre établi d'un cinéma subventionné qui s'est détourné de son public d'origine, uniquement obnubilé par la reconnaissance des critiques occidentaux. Certains de nos cinéastes qui ne cessent de se lamenter sur l'absence de moyens et l'indifférence des pouvoirs pour la culture feraient bien de regarder du côté de Sousse. Là-bas, pas très loin de chez nous, le « Tarzan des arabes » est arrivé. Il s'appelle de son vrai nom Moncef Kahloucha et il est peintre en bâtiment, il est fou de cinéma et il tourne des films. Avec les maigres moyens du bord. Moncef Kahloucha n'a aucune prétention intellectuelle et possède comme seul viatique la culture cinématographique des cinémas populaires, il est seulement mais puissamment habité par une passion enfantine et dévorante pour le cinéma. Il aime se projeter dans les mondes de héros campés par ses modèles :  Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Belmondo, Delon… Avec deux compères, un vidéaste de mariage et un monteur qui gagne sa vie dans une usine de confection, il mobilise les gens de son quartier, celui de Kazmet, à Sousse, où comme ailleurs presque tout le monde veut partir, ici vers l'Italie en l'occurrence. Il réinvente dans la dérision mais très sérieusement, les classiques du cinéma populaire et les gens du quartier s'amusent, tout aussi sérieusement, dans des scénarios convenus mais naturellement décalés ou une belle héroïne terrasse de redoutables méchants plus vrais que nature. Il faut voir le dépit, sincère, de seconds rôles du « Tarzan des arabes », déçus que leurs noms aient été oubliés ou omis dans la belle affiche du film. C'est cet enfant du peuple faisant  son cinéma avec une antique caméra VHS que Nejib Belkadhi raconte avec une infinie tendresse dans son documentaire « VHS Kahloucha ». Le documentaire, de belle tenue, fait son chemin et glane des prix un peu partout. Il doit beaucoup à l'authenticité de Moncef Kahloucha, cinéaste amateur, habité, le mot n'est pas trop fort, d'une passion authentique pour le cinéma, qui n'attend personne pour réaliser ses rêves, se débrouille comme il peut. Le plus exceptionnel est la contagion qu'il provoque dans son quartier populaire de Kazmet. Comme partout au Maghreb bloqué, les hommes et femmes vivent séparés, les jeunes s'ennuient et se saoulent à l'ombre des oliviers… Dans une scène absolument loufoque, un homme s'oppose à ce que sa femme joue dans le film dans lequel il joue lui-même…  La femme finira par prendre le dessus, elle jouera malgré tout… Il y a dans ce film documentaire sur Kahloucha une extraordinaire puissance : celle d'une verve populaire qui se moque de tout et d'elle-même. Qui sait rire mêmes des choses les plus graves. Dans la vie terne et sans perspectives des quartiers populaires, les gens s'inventent des chemins de traverse pour sortir de l'ennui, imaginer d'autres univers moins étouffants ou le rire et la joie de vivre seraient possibles. Dans le néant sidéral des régimes autoritaires, cet ovni est la preuve vivante des ressources de créativité de gens modestes sans autre soutien que leur passion. Espérons que Moncef Kahloucha en avançant dans l'art qu'il a pris à l'abordage suscite des émules dans le Maghreb du vide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-3953209639703513858?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/3953209639703513858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=3953209639703513858' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3953209639703513858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3953209639703513858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/08/le-tarzan-des-arabes-en-vo.html' title='Le Tarzan des arabes en v.o'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-1247098727942815562</id><published>2008-07-31T12:54:00.000-07:00</published><updated>2008-07-31T12:55:13.050-07:00</updated><title type='text'>Solitude de vieux</title><content type='html'>C’est une vaste cour où les enfants font du chambard, s’amusent et irritent quelques adultes  âgés qui finissent, après avoir lancé de vaines admonestations, par s’avouer vaincus. Un petit havre de verdure, dans une impasse, au cœur d’Alger, dont les enfants sont seuls maitres et propriétaires exclusifs. Quand le vieil homme aux cheveux blancs est arrivé, vêtu d’un impeccable bleu de Shanghai, les enfants l’ont accueilli avec une déférence naturelle. Le vieux cherchait Mohamed. Les gosses n’ont pas demandé de quel Mohamed il pouvait s’agir, ils l’ont conduit vers les appartements de tous les Mohamed de la cité. Il y en avait trois. Il suivit ses guides, les enfants sonnaient aux portes. Et le vieil homme, par pudeur, ne fixait pas la personne qui ouvrait, laquelle après un bref regard, disait immanquablement qu’elle ne connaissait pas ce Mohamed-là, ni l’homme qui le recherchait. Le vieil homme est resté longtemps debout au centre de la cour. Il s’est ensuite installé à l’ombre d’un arbre, le regard perdu, en marmonnant doucement dans sa barbe. Personne,  ne se rendit compte de son départ. Le lendemain, il était de retour. Il s’est remis à chercher Mohamed. Dans sa voix, une angoisse sourde mais profonde. Les enfants ont compris les premiers, les adultes ne regardent et n’écoutent plus, qu’il y avait la quelque chose d’anormal. Au début, ils manifestèrent une certaine appréhension, mais eurent tôt fait de comprendre que le vieil homme perdu était complètement inoffensif. Du coup, les petits « anges » se transformèrent littéralement en monstres. Ils en firent l’objet d’un jeu cruel. En meute. Entre deux fous rires, ils le menaient en bateau. « Mohamed ? C’est par là, au dernier étage ». Et le vieil homme montait, frappait à la porte indiquée et demandait à voir le fameux Mohamed. Le manège se répétait, de guerre lasse les gens n’ouvraient plus. Et un bout d’un moment, le vieil homme cessa de suivre les indications de ses tourmenteurs, il ne se dirigeait plus vers les portes désignées par ses guides malicieux. Il s’installa dans la cour d’où il appelait son Mohamed. Les enfants, excités, passèrent aux jeux de vilains : jets de pierres, ponctués de railleries et de « Mahboul » scandé sur l’air des lampions. Il fallait interrompre ce jeu mauvais, les tenir hors de portée de leur cible, loin du pauvre homme et de ses divagations. Il fallut beaucoup de fermeté persuasive et la menace d’une raclée générale pour les renvoyer à distance. « Allez jouer au ballon, cessez de taquiner ce pauvre vieux ». Ils se replièrent d’une dizaine de mètres, avec l’attitude de ceux qui sont bien décidés à revenir dès le départ de l’importun qui venait ainsi de les priver de leur jouet humain. Le vieil homme s’était installé, à nouveau, sous l’arbre habituel. Il ne pleurait pas. Il y avait trop de douleur dans ses yeux hagards pour qu’il s’y trouve encore des larmes. L’adulte qui s’était interposé approche, essaye de parler avec le vieil homme. Mais lui n’exprime rien de compréhensible. La seule chose que l’on devine est qu’il est à la recherche obsessionnelle d’un Mohamed qu’il a perdu et qu’il a décidé de le trouver dans cette cité calme. Perplexe, l’adulte est rentré chez lui. Il s’est installé au balcon pour surveiller les gosses et il a du donner de la voix pour les contraindre à renoncer à une nouvelle offensive contre le vieux. Il n’a pas vu le vieillard s’en aller. Mais le lendemain, au moment de partir au travail, il l’a vu entrer dans la cour. Il cherchait encore Mohamed. Les enfants se sont à nouveau mis à l’asticoter. Cela n’avait pas l’air de lui déplaire. Peut-être que dans sa solitude de vieil homme, avait-il trouvé dans ces gosses entre anges et démons, les visages du  Mohamed qu’il a perdu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-1247098727942815562?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/1247098727942815562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=1247098727942815562' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1247098727942815562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1247098727942815562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/07/solitude-de-vieux.html' title='Solitude de vieux'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-457854768573217107</id><published>2008-07-24T10:54:00.001-07:00</published><updated>2008-07-24T10:54:49.989-07:00</updated><title type='text'>La « ligne »</title><content type='html'>Habitués que nous sommes aux  ukases intimant le respect de la liberté d’expression que Reporters Sans Frontières adresse aux dirigeants des pays exotiques, on reste intrigué par le silence de l’organisation de Robert Menard dans l’affaire Siné. Apparemment, il est plus simple – et plus gratifiant ? – de s’attaquer aux fossoyeurs tiers-mondistes de la liberté de la presse que de s’occuper de ce qui se passe dans le monde « libre ». Pas simple de défendre la liberté pour toute l’humanité et contre tous les pouvoirs. A l’évidence, pour RSF et ses épigones, certains sont plus humains que d’autres et certains pouvoirs plus éligibles à la critique. Depuis que le gourou  décolleté de la pensée d’en France, Bernard-Henry Levy - BHL pour le merchandising - a commis, dans Le Monde, une diatribe grotesque contre le dessinateur Siné, on parie que RSF ne pipera mot. On s’attend plutôt à ce que cette organisation sorte ses  poignards et entreprenne, à son tour, de lacérer l’honneur du vieux dessinateur. Après tout, les grands oracles de la pensée licite ont parlé, Siné  est irrémédiablement classé parmi ceux des intellectuels qui sentent le soufre. C’est que le vieux trublion se moquant de tout et de tous à oublié qu’il devait impérativement établir des distinctions et des hiérarchies. Ce qu’il est permis de dire à propos des catholiques et les musulmans est interdit en ce qui concerne les juifs. Et Israël. Dans le journal de référence le mage de la philosophie a parlé : il a indiqué la « ligne » et les nombreux français révulsés qui n’ont pas compris qu’on intente un procès en sorcellerie au caricaturiste sur fausses accusations, n’ont plus qu’à se taire. Mais voilà, à force d’outrance, la police de la pensée qui sévit en France a de plus en plus de mal à faire accepter ses interdictions de penser. Cet ancien nouveau-philosophe, pour se donner de la substance, a délibérément distordu et tronqué les propos de Siné. Et la trop libre « blogosphère » qu’il dénonce a vite remis les choses en ordre. Le « magistère » de celui qui a commis un long « reportage » de propagande sur l’humanité de l’armée d’Israël au moment de la guerre contre le Liban, est étrillé par les lecteurs du Monde. Il est vrai qu’on tente de se moquer de leur intelligence alors qu’ils ont les moyens de juger sur pièce de l’écrit de Siné et n’ont pas besoin de l’exégèse inepte de BHL qui au passage, s’en prend bassement à Alain Badiou, un authentique philosophe. En prenant à partie Siné, le politburo de la pensée autorisée, a provoqué un débat sans précédent en France. Quels sont les mots qui ne doivent pas être prononcés, les religions sont-elles également caricaturables, la liberté de la presse a-t-elle une limite israélienne ? A l’époque des caricatures danoises, les intellectuels arabes ont été sommés de se situer du bon coté et de défendre la liberté de la presse. Qu’attendons-nous pour plagier un de ses communiqués et sommer RSF de défendre la liberté sur les berges de la Seine ?&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Selmane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-457854768573217107?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/457854768573217107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=457854768573217107' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/457854768573217107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/457854768573217107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/07/la-ligne.html' title='La « ligne »'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-7922509445114155596</id><published>2008-07-15T20:57:00.000-07:00</published><updated>2008-07-15T20:58:30.162-07:00</updated><title type='text'>Un acte manqué réussi</title><content type='html'>Les caricatures – on le sait depuis les années trente – cela mène à tout. Au pire et rarement au meilleur. Barack Hussein Obama, le mal nommé puisque ce nom rime trop bien avec Oussama, l’apprend à ses dépens. Dans le journal The New-Yorker, solidement de gauche et peu suspect de racisme, on le voit, dans le bureau ovale, vêtu d’une djellaba et d’une chéchia (c’est donc un islamiste) ; sa femme qui pourtant s’appelle Michelle – et non Aïcha – en treillis, porte une Kalachnikov en bandoulière et, en signe de connivence, cogne son poing contre celui d’Oussama… Oh, pardon, d’Obama. Mais cet Oussama-là n’est pourtant pas loin, puisqu’on voit son portrait au-dessus d’une cheminée dans l’âtre de laquelle la bannière américaine flambe gaiement. The New-Yorker a caricaturé la propagande qui cible Obama pour mettre en évidence « Les politiques de la peur ». Les partisans d’Obama n’ont pas du tout apprécié l’exercice. Ceux qui estiment que les intentions du journal ne sont pas en cause et qu’il cherchait à se moquer des discours racistes et des clichés qui se répandent contre le premier Black à approcher de la Maison Blanche admettent qu’il a plutôt raté son coup. En Algérien, on dirait « Ja Ikhalelha, Aamaha », en voulant ajouter du khôl autour de son œil, on aveuglé la belle. Un ami qui se passionne pour les States et qui a suivi l’étoile montante d’Obama n’est pas d’accord : on avait bien l’intention d’aveugler la dame pas de lui mettre du rimmel. « Je doute fort que l’amateurisme soit à l’origine de cette ‘’bêtise’’, tant les implications immédiates d’un tel dessin sautent aux yeux du plus frustes des analystes ». Si les gens du New-Yorker pensent qu’ils ont publié une caricature au second degré pour tourner en dérision les discours de haine, d’autres estiment que l’on se situe dans registre du subliminal pervers, celui qui réalise la synthèse de toutes les peurs en faisant mine de les dénoncer. Etre musulman, ce que Barack Obama, s’échine à nier, est si « évidemment » dangereux et grave. C’est ce qui fait, que même sans le voir, même en le traitant de tous les noms d’oiseaux, Oussama Ben Laden, s’installe dans les murs à la place d’Abraham Lincoln comme le grand inspirateur obscur. Ses idées s’énoncent d’elles-mêmes avec l’image de la bannière étoilée qui brule : détruire l’Amérique. Vu de ce point, on a bien un dessin digne de l’extrême-droite européenne qui a fait le lit du nazisme. Mon ami, qui lit aussi le New-Yorker, pense que ce journal est trop intelligent pour ne pas avoir envisagé que cette lecture sommaire est celle qui restera quand le semblant de finesse aura passé. Il n’y a donc pas erreur, pense-t-il. Aucune. Décodé politiquement, cela signifie que Barack Obama, malgré les gages qu’il a  donnés, malgré sa visite immédiate à l’AIPAC dès son investiture pour annoncer que Jérusalem sera la capitale éternelle d’Israël, n’arrive pas à surmonter toutes les réticences du lobby sioniste. Mon ami qui répugne aux théories du complot a une explication simple : la caricature des caricatures est un acte manqué réussi, le signal de la fin des inhibitions. « Si un journal comme le New Yorker le fait, cela signifie que tout le monde peut exploiter le filon. Ce journal a dessiné tout haut ce que certains cercles, à droite comme à gauche, pensent tout bas » et suggéré que la place d’Obama, musulman malgré-lui et donc terroriste à l’insu de son plein gré, est à Guantanamo et non à la Maison Blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Selmane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-7922509445114155596?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/7922509445114155596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=7922509445114155596' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7922509445114155596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7922509445114155596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/07/un-acte-manqu-russi.html' title='Un acte manqué réussi'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-5827694117808271945</id><published>2008-07-15T20:54:00.000-07:00</published><updated>2008-07-15T20:55:40.252-07:00</updated><title type='text'>Existence subsidiaire</title><content type='html'>Après des années d'absence, Khedija est là, souriante, heureuse de retrouver le pays, les amis, surprise aussi de redécouvrir combien tout est difficile à Alger : des déplacements usants, des rendez-vous ratés, des gens grognons ou franchement désagréables. Le « normal » algérien qu'elle connaissait déjà et que nous ne remarquons même plus. On est un peu étonné de sa surprise. On lui dit, un peu coupable, que rien n'a vraiment changé. Et pourtant, les choses ont changé. Pas en bien, mais on ne s'en rend pas compte. On est comme la grenouille mise dans une marmite pleine d'eau que l'on chauffe doucement. Elle ne se rend pas compte qu'elle est en train de bouillir. Il faut, parfois, ce regard qui revient de plusieurs années d'absence pour saisir notre immersion inconsciente dans un chaos plein de bruits, de fureur et de violence prête à éclater à tout moment. Il faut ce regard de loin pour se rendre compte que l'on passe, en haussant presque les épaules, sur des scènes de folie accomplies par des gens en apparence sains d'esprit… Peut-être fait-on exprès vœux de cécité pour ne pas percevoir le chaos ambiant, pour croire que les choses vont déjà un peu mieux et que l'on va vers le meilleur ? Mais comment échapper à un regard qui apprécie à partir d'une norme raisonnable, le « normal » national ? C'est un petit choc qui vous fait prendre conscience de votre état de batracien, béat, presque heureux, en train de se faire bouillir dans une eau qu'elle pense toujours fraîche. Tout va bien ? Les choses roulent, le pétrole est au beau fixe, l'argent est dans les caisses, des gens partent encore - qui s'en soucie ?- et d'autres, beaucoup d'autres, baignent dans une dépression douce. Allons donc, rien n'a changé, chère amie, les choses sont juste plus difficiles, les gens plus hargneux, la quête du dinar plus âpre … &lt;br /&gt;Et puis réfléchir est si douloureux, prendre de la distance si difficile. On fait donc comme les autres, on roule, jusqu'à ce qu'une amie ou un ami revient de lieux où les choses sont à peu près vraiment normales… On marque un temps d'arrêt, on se gratte la tête… C'est perturbant… &lt;br /&gt;Ensuite, comme les choses doivent quand même se faire malgré notre « normal », on les fait… Normal, n'est-ce pas ? Khedidja sait pourtant que ce n'est pas le cas. Elle me montre sa carte d'identité délivrée par un consulat algérien aux States où elle se trouve avec son mari. Ils sont tous deux universitaires, tous deux travaillent. Et pourtant sa carte à elle porte la mention « subsidiaire ». Elle n'a donc pas d'existence, elle n'est qu'un appendice. Elle ne serait, administrativement parlant, qu'une existence collatérale à celle de son conjoint. Notre administration connaît donc ses classiques, Eve est sortie de la cote d'Adam, donc…Normal… On respecte les écritures, nous ! Khedidja est repartie. On se gratte la tête encore une fois. Puis on se demande quelle mention donne notre Administration aux femmes célibataires qui vivent à l'étranger ? De qui diable seraient-elles les résidentes subsidiaires ? A sa prochaine visite, Khedidja, me le dira peut-être ?&lt;br /&gt;Ahmed Selmane&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-5827694117808271945?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/5827694117808271945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=5827694117808271945' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/5827694117808271945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/5827694117808271945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/07/existence-subsidiaire.html' title='Existence subsidiaire'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-68796182582852754</id><published>2008-07-04T00:47:00.000-07:00</published><updated>2008-07-04T00:48:00.110-07:00</updated><title type='text'>Un ange est passé</title><content type='html'>La petite fille est montée dans le bus. Elle a pris une place, comme une grande. Sa tante a voulu la mettre sur ses genoux, elle a refusé. Elle lui a expliqué que si elle prenait une place assise, elle sera obligée de payer. La petite a réfléchi, puis elle a fouillé dans sa poche. Elle a sorti une pièce et a dit : « je paye ma place ». Elle l’a fait avec sur le visage un air de défi pour cette peuplade d’adultes qui la regardait avec curiosité. Elle a compris que la légitimité de sa place assise était contestée. A chaque fois qu’un voyageur montait sur ce trajet de Bab Ezzour – Bordj-El-Kiffan en  lançant un regard plein de reproches à ce petit bout de fille, maigre comme un roseau, qui occupait toute une place, elle le toisait avec défi et hurlait presque : « j’ai payé ma place ! ». &lt;br /&gt;Le bus s’amusait enfin. A chacune de ses réparties, un frisson de rire parcourait la tribu fatiguée des voyageurs. Le receveur qui, de mauvaise grâce, n’avait encaissé qu’une demi-place pour la petite fille – 5 dinars au lieu de 10 – ne faisait pas partie des rieurs. &lt;br /&gt;A sa mine renfrognée, on devinait que sa plus grande envie était de prendre ce petit bout de fillette et de le balancer par la fenêtre. &lt;br /&gt;La petite fille a senti ses ondes négatives. Elle lui a rendu la pareille en lui infligeant une torture douce. A chaque fois, que son regard croisait le sien, elle s’écriait : « j’ai payé ma place ! ». Le receveur, battait alors prudemment en retraite. « Mais je n’ai rien dit ! », disait-il. Il détournait alors son regard en maugréant. Le bus s’amusait encore plus et frisait le fou-rire global.&lt;br /&gt;Une dame, pour faire de la conversation, s’est mise à la  complimenter pour sur sa robe et lui a demandé si elle voulait la lui prêter. « Et moi, tu veux que je rentre nue à la maison ? ». Rire… &lt;br /&gt;A un arrêt, une autre dame monte et la regarde pesamment. La jeune fille soutient le regard. Et quand la dame se met à regarder sa tante avec un visible air de reproche, elle relance « J’ai payé ma place, j’ai payé ma place !». &lt;br /&gt;Les rires contraignent la nouvelle arrivante à ne pas livrer bataille. Sans doute, a-t-elle pensé qu’avec Manale, c’est son nom, la partie était perdue d’avance. On ne gagne pas avec une petite fille devenue, par sa volonté d’avoir sa place, la grande star du bus.  A une autre station, deux jumelles montent. La petite fille les regarde, sa tante lui explique. Elle n’est pas convaincue. Elle se met à traquer les différences entre les deux et elle en trouve suffisamment pour qu’elle décrète « qu’elles ne sont pas les mêmes ». Un jeune adolescent lui a proposé ses écouteurs. Elle lui a demandé ce qu’il écoutait. Des chansons, bien sur ! Réponse ferme : « je n’écoute que le Coran. Peu inspiré, Il a rétorqué : « pourquoi tu ne mets pas le Hidjab alors ? ».&lt;br /&gt;La jeune fille lui décoche un regard glacé et tous le monde, même l’ado aux écouteurs, a compris le message : « De quoi je me mêle ! ». Une femme d’un âge avancée est montée. Elle a regardé la petite qui redit qu’elle a payé sa place. La vieille a négocié. Elle était prête à lui racheter sa place. Devant tant d’insistance, elle finit pas céder. Elle est passée sur les genoux de sa tante. La vielle femme sort une pièce, la tante a refusé catégoriquement. Pas question qu’elle  prenne de l’argent. « Avec ce qui se passe, vous savez, il ne faut pas qu’elle prenne de mauvaise habitudes ». &lt;br /&gt;Le réel, le méchant réel, a commencé à revenir. La petite fille et sa tante sont descendues avant Bord-El-Kiffan. &lt;br /&gt;Pendant une portion de la route, les voyageurs sont restés sous le charme de la petite fille qui voulait sa place. &lt;br /&gt;Puis, le charme s’en alla. On a redécouvert le silence, les mauvaises odeurs des corps de l’été, les regards fuyants et l’énorme fatigue. Même le receveur qui avait si peu aimé la petite fille avait compris qu’un ange était passé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-68796182582852754?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/68796182582852754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=68796182582852754' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/68796182582852754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/68796182582852754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/07/un-ange-est-pass.html' title='Un ange est passé'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8004597273816679468</id><published>2008-06-22T10:18:00.000-07:00</published><updated>2008-06-22T10:20:11.456-07:00</updated><title type='text'>   La dame  timbrée  </title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5Cuser%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:#0400; 	mso-fareast-language:#0400; 	mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Par Ahmed Selmane&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Elle est vieille et seule, son mari est mort depuis longtemps à la guerre. Elle a travaillé dur son lopin de terre, elle a entretenu son petit troupeau. Elle s’est privée de tout. Elle a économisé ses sous. Pour «laâquouba », pour cet âge triste où elle ne compterait plus sur ses bras vaillants. Son lopin, elle a du le quitter plus tôt que prévu, en raison des « évènements ». Elle a vendu ses vaches et ses moutons. Et puis, elle a découvert qu’elle n’avait pas où aller. Surtout pas chez sa sœur. Elle a déjà beaucoup à faire avec ses enfants. Elle s’est mise en tête d’acheter une maison. Mais, pensait-elle, cela ne résoudrait pas mes problèmes de vieille femme. Alors, des gens, bien intentionnés s’entend, lui ont susurré une idée lumineuse. Pourquoi ne marierait-elle pas une de ses nièces avec un gaillard qui emménagerait chez elle et comme ça, elle serait « protégée ». L’idée ne lui sembla pas mauvaise. Ensuite, on lui suggéra de ne pas trop se casser sa tête de vieille femme avec les papiers, elle n’avait qu’à acheter la maison en l’enregistrant directement au nom de celui qui convolera avec sa nièce. Elle avait hésité, mais autour d’elle, tout le monde trouvait la chose normale. Elle n’a pas voulu demander conseil à sa sœur qui a déjà suffisamment de problème avec ses enfants. Alors, elle a donné l’argent, les économies de toute une vie de labeur, et la maison fut enregistrée, sur « papier timbré » au nom du brave gaillard. La vieille était sans protection et elle le sut très vite. « Sa » maison qui n’était pas la sienne sur papier timbré devint un enfer. Le « gaillard » cherchait à la faire déguerpir. Il était le « propriétaire » et il écrasait de sa morgue cette vieille chose. La vieille se résigna enfin à en parler à sa sœur qui n’en revenait pas de tant de candeur et de tant de « djyaha ». Elle délégua d’autorité sa grande fille pour &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;saisir un avocat et annuler cette tromperie. Commencèrent alors les rendez-vous chez les avocats et les tribunaux. Celui qui a vendu la maison est passé, il a dit que c’est la vieille qui a donné l’argent. Mais il y avait ce papier timbré, à la validité juridique douteuse, qui faisait du gaillard le propriétaire. L’affaire traine d’une instance à l’autre et la vie dans « sa » maison devient &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;plus infernale. « J’ai acheté l’amertume avec mon argent » dit la vieille qui s’est mise à aller régulièrement chez sa sœur pour se reposer. Dernièrement, des policiers sont venus la chercher dans cette maison qui n’est pas la sienne en vertu de ce misérable papier timbré. Ils ont laissé une convocation. Elle était affolée, la vieille, elle n’a pas l’habitude d’avoir des relations avec la police. Sa nièce est allée, pour elle, au commissariat. On lui expliqua que c’est pour l’affaire de la maison et qu’elle avait 20 jours pour faire un recours devant la cour suprême sinon son affaire serait considérée comme close. Elle ne sait que faire la vieille. Lorsqu’elle est passée devant le juge, la dernière fois, celui-ci lui a laissé entendre que la loi ne protège pas les imbéciles. Elle a avalé cela, la vieille, mais elle en a été blessée. Profondément. Puis, sa tête « d’imbécile » s’est mise à fonctionner. Et elle a posé sa question : « Si la loi ne protège pas les imbéciles, qui donc les protègera ? ». Elle n’a pas eu de réponse… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8004597273816679468?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8004597273816679468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8004597273816679468' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8004597273816679468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8004597273816679468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/06/la-dame-timbre.html' title='   La dame  timbrée  '/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-1138739700495135933</id><published>2008-06-11T04:07:00.001-07:00</published><updated>2008-06-11T04:07:52.225-07:00</updated><title type='text'>C'est une chèvre même si elle vole… au dessus de Rue 89!</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Par Ahmed Selmane&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Rue 89 est un site intéressant. Il fait partie de ces nouveaux médias créés sur la toile par des journalistes déçus par la presse conventionnelle. Dans le cas d'espèce, Rue 89, est fait par des anciens journalistes de Libération. Pourquoi en parler ? Mais parce que justement, Rue 89, parle d'Algérie News et d'Al Djazaïr News et croit déceler, en mettant en avant le choix des titres différents faits par les deux journaux, de l'interview de Mme Fadela Amara, une manoeuvre. Pourquoi une rédaction arabophone choisi de mettre en exergue l'aspect mémoriel alors que la francophone regarde du coté de l'UPM (Union pour la méditerranée) ? Cela aurait pu être l'objet d'une lecture intéressante. Mais nos valeureux confrères se sont arrêtés aux deux titres pour accuser – c'est le mot, n'est ce pas camarade ? – Al Djazaïr News d'avoir « piégé » Fadela Amara et de « tailler ses propos sur mesure en fonction du public ». Comme nos camarades de Rue 89 étaient pressés de conclure, ils n'ont pas lu l'ensemble du texte en français. Et donc ils n'ont pas vu que la phrase qui semblait si gravissime, était bien là, dans le texte, identique à celle qui est dans Al Djazaïr News. «Personnellement, je ne suis ni pour l'oubli ni pour la repentance. Je souhaite que &lt;st1:personname productid="la France" st="on"&gt;la France&lt;/st1:PersonName&gt; reconnaisse qu'en Algérie, des exactions ont été commises". On aura appris au passage que les gens de Rue 89 lisent en arabe dans le texte. Un prodigieux progrès pour des journalistes français qui en général, s'agissant des pays du Maghreb, ne s'estiment pas tenus d'apprendre quelques rudiments d'arabes. Le paradoxe est que dans ce cas de figure, ils ne semblent pas avoir lus le texte en français. Mais comment tirer des conclusions fondées sur une comparaison si on ne prend pas la peine de lire le texte dans la langue la plus généralement accessible aux camarades de Rue 89, le français ? Normalement ce n'est pas possible. Mais la conclusion est bien là. Il y aurait une « manœuvre » destinée à « compliquer un peu plus le travail diplomatique visant à amener Abdelaziz Bouteflika à Paris pour le sommet de l'UPM ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pierre Haski, ajoute sous une forme faussement interrogative, que «  peut-être était-ce le but de la manœuvre, au moins faire monter les enchères. Fadela Amara aura ainsi été la victime de ce jeu classique entre Paris et Alger ». On n'en voudra pas à Rue 89, politiquement engagé, de chercher la petite bête à Mme Fadela Amara et de la mettre en porte-à-faux avec Nicholas Sarkozy. C'est un jeu permis. Mais avouons-le, on est quand même froissés par l'idée sommaire implicite de Rue 89 qui voudrait que des journalistes à Alger soient  nécessairement des gens douteux entrain de concocter des coups avec des sombres officines. C'est un gros cliché. J'ai appelé M. Pierre Haski au téléphone pour lui signaler qu'il fait une lecture sur une non lecture. Et que la phrase litigieuse qui permet sa construction figure à l'identique dans les versions arabe et française. Et que chaque rédaction peut se permettre de mettre en avant un titre ou thème sans qu'elle ne soit animée par des sombres intentions. L'échange a été courtois. On lui a signalé comment il peut lire la version intégrale de l'interview sur le site d'Algérie News. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le site de Rue 89, une dizaine de minute plus tard on pouvait lire ceci :           &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;« &lt;i&gt;► Mise à jour 10/6/2008 à 13h00:&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt; la rédaction d'Algérie News nous fait remarquer que la phrase incriminée sur les "exactions" figure également dans l'interview en français, mais n'a simplement pas été mise en avant comme dans l'édition en arabe. Dont acte pour le texte, mais pas pour le titre ».&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;J'avoue que je ne comprends rien à ce « dont acte pour le texte, mais pas pour le titre ». Rue 89 qui semble connaître l'arabe est apparemment l'adepte de la formule algérienne qui désigne  l'entêtement absurde : « Maaza Wa lou Taret ».  Allez, on traduit pour nos confrères pour éviter une nouvelle mauvaise lecture : « ceci est une chèvre, même si elle vole !  »   &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-1138739700495135933?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/1138739700495135933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=1138739700495135933' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1138739700495135933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1138739700495135933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/06/cest-une-chvre-mme-si-elle-vole-au.html' title='C&apos;est une chèvre même si elle vole… au dessus de Rue 89!'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-2120743240034395160</id><published>2008-06-05T21:04:00.001-07:00</published><updated>2008-06-05T21:04:50.361-07:00</updated><title type='text'>La Femme de tête et le cheikh</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;st1:personname productid="La Femme" st="on"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Par Ahmed Selmane&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;« Dès le début, il m’a énervée ce « cheikh » ! Il m’a demandé de mettre un foulard sur ma tête. Je me suis tout de suite braquée mais je n’ai pas hurlé. Je suis polie moi, j’ai été bien élevée. J’ai juste dit que j’étais chez moi et que je ne mettrais pas un foulard. Il était venu chez moi, soi-disant pour me convaincre de laisser mon fils, ce taré qui me fait monter la tension, ramener sa seconde femme chez moi. Il me l’avait déjà demandé et j’ai été catégorique : j’héberge déjà sa première femme et leurs deux enfants et il n’est pas question que j’accepte de m’occuper d’une seconde femme, pour son plaisir. Et d’ailleurs, sa première femme, est une personne charmante, elle est belle et rien ne lui manque…Pourquoi a-t-il décidé de prendre une autre femme ? S’il veut s’amuser, qu’il se débrouille. J’avais mis fin à la discussion. Tant que je suis vivante, je ne veux pas d’une autre femme chez-moi. Et le voilà qui me ramène un « cheikh », pas plus haut que trois pommes, emmailloté dans une tunique blanche de la tête au pied, avec sa barbe teinte au henné, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;pour me convaincre, moi la « hadja » de ne pas « empêcher ce que Dieu a autorisé ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Là, je ne me suis pas laissée impressionner. J’ai dit que Dieu a en effet autorisé « à condition » que le mari traite ses femmes de manière juste. Si mon fils n’est pas capable d’avoir son propre logement comment voudrait-il, lui le « Savant », qu’il puisse être juste ? On a parlé en long et large. Le cheikh a vu que je ne m’en laissais pas compter par l’argument de la charia alors il s’est mis à parler, des « besoins de l’homme ». Je lui ai ri au nez… Est-ce qu’il croit que les femmes n’ont pas de besoins, comme il dit ? Je lui ai dit que le premier devoir d’un homme est de répondre aux besoins de sa famille et de ses enfants. Or, mon taré de fils, qui veut prendre une seconde épouse, ne le fait pas. C’est&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;moi qui m’en occupe de sa femme et ses enfants, est-ce qu’il pense que le bon Dieu est d’accord avec ça ? Est-ce que la charia est d’accord, Ya sidi echeikh ? Bien sûr, il n’a pas répondu. Il s’est mis à dire que mon attitude n’était pas « naturelle » et qu’une mère doit « aider son fils »… Là, vraiment, j’ai commencé à bouillonner. Qu’est-ce qu’il croit, donc ! Ce garçon qui me ramène un étranger pour me convaincre de le laisser gérer ses instincts, j’ai essuyé son derrière et nettoyé sa morve, je l’ai fait grandir, il n’a jamais manqué de rien… J’ai assez donné, monsieur le cheikh, c’est un égoïste fini qui n’a pas le moindre égard pour sa mère qui à 65 ans et qui s’occupe déjà de son engeance… S’il veut une autre femme, libre à lui, mais pas chez moi ! &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Mais on aurait dit qu’il ne m’écoutait pas. Il a continue à insister et moi je sentais monter en moi une colère, oulala, je te dis pas… Et ce cheikh-savant n’arrêtait pas de débiter des sornettes : tout y est passé, mon devoir envers mon fils, mon cœur qui serait de pierre, mon fils que je risquais de perdre à jamais… Il a même dit qu’en se mariant à nouveau, mon fils, sauvait une femme et que cela lui serait compté pour le paradis. J’ai répondu qu’il ne devait pas espérer aller au paradis sur mon dos… J’ai cessé de lui donner du « Ya Cheikh » mais il ne s’en est pas rendu compte. Ils ne se rendent pas compte, les hommes. A un moment, j’en ai eu définitivement marre et je lui ai dit « et maintenant, tu ne veux pas aller te faire voir chez les grecs ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Par pudeur, le chroniqueur s’abstient de rapporter les termes exacts utilisés par la vieille dame. Mais, d’après le récit, ponctué de rire, d’Al-Hadja, le « Cheikh », est devenu tout blanc, il a relevé les pans de son qamis immaculé et a détalé comme un lapin&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-2120743240034395160?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/2120743240034395160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=2120743240034395160' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2120743240034395160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2120743240034395160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/06/la-femme-de-tte-et-le-cheikh.html' title='La Femme de tête et le cheikh'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-1622524031596131229</id><published>2008-05-22T01:10:00.000-07:00</published><updated>2008-05-22T01:12:19.265-07:00</updated><title type='text'>Scène de la vie ordinaire</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: Arial;"&gt;Scène de la vie ordinaire&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;C’est une journée ordinaire où comme toujours dans la jungle algéroise il faut conduire en faisant attention aux autres. A ceux pour qui le code de la route est une lointaine référence qui ne revient à l’esprit qu’à la vue du gendarme. Dans les moments d’arrêts, plutôt fréquents, elle observe les passants et perçoit dans les expressions matinales cet énervement national latent qui ne cherche qu’un prétexte pour exploser. Gestes brusques, regards durs, grommèlements véhéments et, à de rares occasions, de vrais éclats de rires. La routine d’une ville qui étouffe chaque un peu plus. Puis, elle l’a vue. Pas très loin du ministère de la justice. Un hidjab élimé, marchant, droite comme un i mais portant un enfant visiblement pesant, des yeux vides, sans désespoir. Sans espoir non plus. La femme ploie sous le poids de l’enfant, mais elle n’attend rien de personne, elle ne regarde personne. Elle marche, continue de marcher. Puis, s’arrête pour demander un renseignement à un homme qui fait un geste vague en direction du nord. Le trafic reprend, la femme dans la voiture s’approche. Où se rend-elle ? Elle cherche le chemin pour se rendre au Champ de Manœuvres. La portière de la voiture s’ouvre. La femme s’escrime avec son bébé pour monter. Pourquoi est-elle si loin de chez elle ? Ce n’est qu’ici, à Birtraria, qu’elle a trouvé un médecin qui s’intéresse au cas de l’enfant, malade depuis sa naissance. Elle y vient en bus. « Il va lui faire une radio, Allah Ykathar Kheirou ». Elle le dit cela avec une nuance de gratitude en regardant droit devant elle, comme surprise d’être là. Pourquoi n’est ce pas son mari qui s’occuperait de l’enfant ? Elle ne répond pas tout de suite, puis elle dit : « Il travaille, chez les gens ». Elle confie cela avec douceur, presque avec tendresse. Un instant fugace dans un visage déjà marqué par la fatigue et l’usure. Elle n’a que 25 ans mais sous son Khimmar délavé, elle parait plus âgée de 30 ans. L’enfant n’est pas très propre. Elle n’a pu lui faire sa toilette ; là où ils vivent, il n’ya pas d’eau courante. Elle habite Hammadi. Juste à coté. Elle ne se plaint pas. C’est la vie. « Ceux qui ont de l’argent possèdent des citernes et ramènent de l’eau ». Pas eux. Le peu d’eau qu’ils parviennent à rapporter ne suffit pas. Pas à faire de vraies toilettes. La conductrice&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;  propose de la déposer sur la route moutonnière où elle pourrait prendre le bus qui dessert Hammadi. Elle s’affole, elle ne connaît que le point de départ du 1&lt;/span&gt;&lt;sup style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;er&lt;/sup&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt; mai. Mais elle finit par être convaincue. Elle sait lire l’arabe et pourra déchiffrer la destination. A l’entrée de la route à grande circulation, la conductrice constate, alarmée, que la femme n’a pas passé la ceinture de sécurité. « Attention, les policiers vont me retirer le permis, il faut mettre la ceinture ». La femme s’affole, elle ne comprend pas. La conductrice explique ce qu’il faut faire, mais elle n’y arrive pas. La conductrice arrête la voiture sur le coté et essaye de l’aider à mettre la ceinture. Elle finit par la verrouiller, tant bien que mal. Le véhicule redémarre, au bout d’un moment la femme et l’enfant sont déposés à l’arrêt du bus. Des gens attendent. Au moment de descendre, elle s’emmêle encore une fois avec la ceinture de sécurité. Elle remercie la dame. Puis d’une petite voix, elle avoue : « je ne suis jamais montée dans une voiture ». Pas même pour ton mariage, interroge la conductrice ? Non, pas même pour son mariage.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Ahmed Selmane &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-1622524031596131229?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/1622524031596131229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=1622524031596131229' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1622524031596131229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/1622524031596131229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/scne-de-la-vie-ordinaire.html' title='Scène de la vie ordinaire'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-5129476183186916128</id><published>2008-05-17T16:37:00.000-07:00</published><updated>2008-05-17T16:38:12.160-07:00</updated><title type='text'>Situation de guerre nouvelle, réponses nouvelles</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;Analyse&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;Situation de guerre nouvelle, réponses nouvelles&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;Par Ghazi Hidouci&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;Avec ce qui se passe au Liban, en Palestine et en Irak, il est essentiel que nous discernions que nous sommes face à des situations politiques nouvelles. Nous devons correctement les identifier pour y faire face avec des propositions politiques nouvelles. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;- Certes, nous sommes en guerre depuis 1948, mais, ce qui est nouveau, depuis quelques années, c’est que la guerre est faite exclusivement aux peuples qui refusent la fatalité des défaites successives, de 67 à 90, et non aux gouvernements, qui en majorité assument leur soumission aux Etats Unis, lorsqu’ils ne se constituent pas eux-mêmes comme les avant-gardes des Etats-Unis et d’Israël dans&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;cette guerre. Le couple classique Etats-Unis, Israël, a évolué en ménage à trois, Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, entraînant de très nombreux alliés de seconde main, également dans le monde arabe, et aussi dans notre pays, visibles ou dissimulés. L’alliance objective est indirectement justifiée par le classique argument de l’adversaire invincible, d’autant qu’il est face à un champ populaire arabe faible et miséreux et un champ d’appareils politiques divisés. Directement chez nous, le «  &lt;i style=""&gt;il n’y a rien à faire d’autre, occupons nous de notre misère&lt;/i&gt; », ressemble horriblement à ce que disaient les supplétifs de la colonisation de 1954 à 1957. En quoi nous sommes concernés, nous disent ces &lt;i style=""&gt;boulitiques&lt;/i&gt;, alors même que nous sommes si loin du front et qu’il faut éviter d’y laisser des plumes gratuitement ? Ce sont les mêmes qui disent aussi, « &lt;i style=""&gt;il n’y a rien à faire sur le front intérieur, les classes populaires étant pauvres et ignares, et le pouvoir immuable. L’immobilisme est de rigueur&lt;/i&gt; ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;- Un second phénomène nouveau s’impose : depuis quelques années, les résistances à l’oppression, l’exploitation, l’occupation, marquent des points, pendant que les agresseurs reculent moralement, géopolitiquement, stratégiquement et matériellement. Nous le voyons sous nos yeux au Liban, à Jérusalem, en Irak, en Somalie. L’invasion militaire est incapable de l'emporter sans Etat local collaborateur et personnel politique et de propagande défaitiste, matant les résistances politiquement capables, manipulant durablement les sentiments religieux et nationaux, travaillant à la division et à la partition, nourrissant la guerre civile. La position de compromission vis-à-vis du champ israélo-méditerranéen est hypocrite, car, les &lt;i style=""&gt;boulitiques&lt;/i&gt; le &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;savent bien et le peuple « &lt;i style=""&gt;ignare &lt;/i&gt;» le crie sur tous les toits, la fatalité de la défaite est remise en question.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;Mutation qualitative de la guerre&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;- L’échec de la guerre conventionnelle est une affaire très grave pour les Etats-Unis, pour Israël et pour leurs alliés. La capacité d’armement nucléaire qui sert d’épouvantail pour s’imposer commence à être battue en brèche; elle peut entraîner dans un dernier sursaut d’arrogance aveugle la recherche de la destruction de l’Iran. L’attaque nucléaire n’est qu’un instrument ; elle ne décide nullement de la victoire finale. Elle ne peut éviter la fin du monopole sous quelque forme que ce soit.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La paix forcée et l’occupation ne peuvent être que provisoires, coûteuses et à courte vue. Nous assistons là à une mutation qualitative de la guerre et partant des formes de résistance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;- &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Nous devons enfin nous imprégner de toute la vérité et pas seulement de sa cristallisation sur le front moyen oriental. La réalité est que nous faisons partie du territoire à user et domestiquer. Au-delà de toute attitude morale et de solidarité avec celles et ceux qui réclament justice et dignité, nous sommes visés par la guerre américaine, pour le moment à doses faibles, mais dans une logique soutenue de renseignement, de propagande et d’affairisme corrupteur destinée à garantir le coup d’Etat permanent et à nous menacer de guerres civiles. La politique de la guerre préventive menace toutes constructions politiques appuyées sur des principes autres que l’électoralisme d’appareils défaitistes et l’ouverture économique sans conditions aux marchés dominants. Que devient la démocratie quand elle inclut de tels régimes et de telles pratiques ? Elle nie les élections libres qui ne lui conviennent pas et refuse de considérer toute construction de capacité sociale hors de son idéologie frelatée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;- A Beyrouth la résistance déjoue en ce moment un complot contre l’armée libanaise mise en condition de se soumettre à la gestion de la guerre civile. L’ordre vient de Washington, pour Tel Aviv ; il est exécuté par des clans arabes politiciens voleurs, criminels, délinquants, menteurs à double visage, trafiquants d’armes, de drogue, mafias accrochées au cou des gens,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;alors que le peuple meurt et crève de misère. Il montre toutefois qu’il a le sens de l’Etat et de son armée, et c’est lui qu’on accuse d’immobilisme, qu’on terrorise et qui est conduit en justice. Il montre que la lutte ne se préoccupe ni d’être pro-iranienne, syrienne, palestinienne, ni d’être sunnite, chiite, ou chrétienne, en dépit de toutes les propagandes. La guerre religieuse ou culturelle, dernièrement arabe contre les perses, c’est le pari et la manœuvre des agresseurs. Le problème unique est la présence armée américaine hors de chez elle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;Un autre ordre à imaginer &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;- Nous nous devons d’envisager à leur image un autre ordre que le désordre, le chaos et la guerre sans fin de l'armée américaine, israélienne et saoudienne, parce que les conditions de la guerre en Irak, au Liban, en Syrie, en Palestine, et &lt;i style=""&gt;chez nous&lt;/i&gt;,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;se sont modifiées. Le sujet politique est la victoire de la justice la construction d’appareils d’Etats défendant l’intérêt général, responsables devant la loi qui protège les gens. La vie des gens, leur sécurité et leur dignité passent avant toute considération. Nous devons répondre par des projets politiques d’émancipation. Il faut de l’endurance pour exister. Il ne faut pas hypothéquer la liberté par des alliances avec les fauteurs de guerre civile. L’endurance,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la sagesse, la veille et la responsabilité doivent caractériser ceux dont l’action politique ne cherche pas le pouvoir&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;mais la victoire de la justice, de la dignité et de la solidarité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Book Antiqua&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-5129476183186916128?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/5129476183186916128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=5129476183186916128' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/5129476183186916128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/5129476183186916128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/situation-de-guerre-nouvelle-rponses.html' title='Situation de guerre nouvelle, réponses nouvelles'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-3513717265698318185</id><published>2008-05-17T16:36:00.000-07:00</published><updated>2008-05-17T16:37:11.017-07:00</updated><title type='text'>Les modérés, les radicaux et la Nakba selon G.W. Bush …</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Les modérés, les radicaux et &lt;st1:personname productid="la Nakba" st="on"&gt;la  Nakba&lt;/st1:PersonName&gt; selon G.W. Bush …&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Par Saïd Mekki&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Que s’est-il passé le jour de la commémoration du soixantième anniversaire de &lt;st1:personname productid="la Nakba" st="on"&gt;la Nakba&lt;/st1:PersonName&gt; ? Dans le silence assourdissant des officiels arabes, des palestiniens ont lancé dans le ciel des ballons noirs. Pendant que le président des Etats-Unis souhaitait un joyeux anniversaire à Israël, Mahmoud Abbas, enfermé dans un processus estampillé américain mais fondamentalement israélien, prononçait un discours pathétique d’impuissance. La solitude des palestiniens est totale. Dans la chronique non-officielle, ce qui sera probablement consigné, au delà de la glose du propos présidentiel, c’est la physionomie et le &lt;i style=""&gt;body-language&lt;/i&gt; de George W Bush lors de son discours devant les parlementaires israéliens. Toute la gestuelle traduisait de manière troublante l’expression de sentiments viscéraux à l’endroit de ceux qui résistent encore dans le monde arabe, du Hamas au Hizbollah. Entre deux grimaces et pour la forme - pour sauver la face de ses alliés arabes « modérés » ? – il a rapidement évoqué l’éventualité, sans cesse reportée aux calendes grecques, d’un Etat palestinien. Sans exprimer la moindre mansuétude à l’endroit de ce peuple chassé de sa terre, spolié et massacré, il a annoncé, au contraire, que trois cent millions d’américains – vraiment ? – se tiennent résolument aux cotés des sept millions d’israéliens. Sans doute, pour réduire définitivement les victimes au silence et imposer le diktat pour l’éternité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Sur un ton pastoral, inaugurant un rôle de prédicateur habité, entre exaltation et illumination, le président américain a aussi livré sa vision du futur régional. A une sérieuse exception près – Israël, démocratie dominante – qui ne souscrirait au tableau idéal du Moyen-Orient dans soixante ans dépeint par George W. Bush devant &lt;st1:personname productid="la Knesset" st="on"&gt;la  Knesset&lt;/st1:PersonName&gt; ? Il est plutôt difficile en effet, sauf pour ses propagandistes et au prix de douloureuses contorsions analytiques, de faire passer une organisation coloniale d’inspiration religieuse pour un Etat démocratique. Mais, outre cela, qui serait opposé à l’annonce du triomphe des libertés et des lumières de Rabat à Karachi, du Caire à Bagdad en passant par Ryad, Alger, Damas et toutes les cités, des plus populeuses aux plus modestes, de l’arc arabo-islamique ? Dans soixante ans…En dehors des régimes et de leurs clientèles perfusées à la rente pétrolière, la démocratie, l’Etat de droit et la citoyenneté sont le rêve commun des peuples arabes. Ce qui se révèle involontairement et ironiquement paradoxal dans l’homélie pathologique de Jérusalem est que les alliés dictatoriaux de Monsieur Bush sont précisément les adversaires les plus résolus de cette modernisation politique, les propagateurs les plus enthousiastes de l’archaïsme religieux, les théoriciens les plus acharnés de l’oppression des femmes, des amputations punitives et de l’intolérance violente. Il ne faut pas chercher bien loin pour identifier ceux qui ont propagé les conceptions les plus réactionnaires, les plus médiévales, les moins conformes à l’esprit originel de la religion des musulmans. C’est bien dans les territoires de la « modération » politique qu’est né et s’est développé l’extrémisme terroriste. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Les bons et les mauvais&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Dans leur représentation tragique de l’univers, les faucons américains divisent les arabes en deux catégorie : la mauvaise, celle des « radicaux » et la bonne, celle des « modérés ». Ceux qui suivent les instructions de Washington sont bien sur les modérés…Mais que signifie cette modération médiatiquement honorée quand les palestiniens se font massacrer, quand Gaza est affamée, en permanence bombardée, quand même la proposition de paix du Roi Abdallah entérinée par le sommet de Beyrouth est accueillie avec dédain ? Les modérés qui n’apprécient pas vraiment les trublions « radicaux » ont eu le temps de tirer le bilan de leurs concessions et de constater que plus leurs offres tendent vers l’abandon pur et simple, plus elles sont ignorées par les américains. En bonne logique, ces dirigeants devraient constater que la « modération » n’a pas donné de résultat et devraient au moins s’abstenir de dénoncer la résistance faute d’avoir le courage de la soutenir. Le nouveau Moyen-Orient modéré de Madame Rice et des neocons est un Moyen-Orient israélien fragmenté et subalterne, dans lequel les palestiniens devront se résoudre à vivre dans des bantoustans, tandis que leurs frères de l’exil devront faire le deuil sans rémission de leur droit au retour, pourtant reconnu par les résolutions de l’Onu. Le camp de la « modération » figé dans cette impasse, mais, intériorisant l’échec, n’en déduit pas rationnellement que la résistance est non seulement légitime mais est nécessaire et doit être soutenue. En l’espèce, ce défaitisme assumé est l’expression politique accomplie de l’absence de volonté autonome. Ainsi, les palestiniens sont seuls en effet. Si hier encore, le monde bipolaire obligeait à un soutien minimal du combat des palestiniens, aujourd’hui, les régimes voient d’un très mauvais œil la résistance, par trop synonyme de contestation du désordre établi, et s’en remettent totalement aux Etats-Unis. Lesquels sous influence sioniste-chrétienne et néoconservatrice sont plus que jamais alignés sur les intégristes israéliens. Autrement dit, les Etats-Unis souhaitent imposer leur vision idéologique du monde par tous les moyens, et d’abord par la force brute. Quelle est donc cette puissance dont l’action ne se fonde pas sur le droit mais sur des représentations théologiques ? Que reste-t-il du magistère moral qu’elle prétend incarner?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Modération et soumission&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Le Président Bush, après avoir adopté une posture prophétique en Israël, s’est rendu en Arabie saoudite pour parler, semble-t-il, de la menace iranienne, de la montée des périls perse et chiite. D’augustes cénacles arabes très modérés écouteront attentivement le président américain défendre la nécessité d’une nouvelle guerre pendant qu’Israël tue tranquillement des palestiniens. Mais les cauchemars des potentats ne sont pas ceux de leurs peuples, loin s’en faut : la résistance victorieuse du Hizbollah de l’été &lt;st1:metricconverter productid="2006 a" st="on"&gt;2006 a&lt;/st1:metricconverter&gt; été ressentie de l’Atlantique à l’Asie centrale et à l’océan indien comme la résistance victorieuse des pauvres, des déshérités et des exclus face à un ennemi injuste, arrogant et armé jusqu’aux dents par les puissances occidentales. Alors, quid de la « modération » dans son acception impériale ? Ne s’agirait il pas au fond d’un autre mot pour la soumission devant les délires idéologiques du groupe qui contrôle la première puissance mondiale? Devant &lt;st1:personname productid="la Knesset" st="on"&gt;la Knesset&lt;/st1:PersonName&gt;, l’alternative a été réitérée de façon inquiétante par le président Bush. Face au même arbitraire et au même déni, entre obédience et opposition, il n’y a pas effectivement de troisième voie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-3513717265698318185?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/3513717265698318185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=3513717265698318185' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3513717265698318185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3513717265698318185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/les-modrs-les-radicaux-et-la-nakba.html' title='Les modérés, les radicaux et la Nakba selon G.W. Bush …'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-3311092064440712547</id><published>2008-05-14T02:51:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T02:52:33.358-07:00</updated><title type='text'>Saison de la migration vers n'importe où</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 16pt;"&gt;Saison de la migration vers n'importe où&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt;Par Ahmed Selmane&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;« Nous quittons la ville pour la laisser aux policiers ». Les habitants de Redeyef, en Tunisie, en colère après la mort par électrocution d'un jeune gréviste, ont failli mettre en application cette intention coupable. Beaucoup d'entre eux, excédés, ont pris leur baluchon et entrepris d'aller vers un ailleurs non identifié, vers un autre nulle part, sans trop de policiers espéraient-ils. Sagement, les membres du comité de grève qui dirigent le mouvement de contestation dans les bassins miniers de Gafsa leur ont demandé de renoncer à cette initiative migratoire. La trouvaille était géniale, inattendue, mais troublante et par trop radicale. Et peut-être plus contagieuse que la grève et l'émeute. Ne plus se battre avec des pouvoirs autistes, ne plus offrir des têtes trop dures à la matraque, ne plus entendre la voix éraillée du représentant officiel chanter la joie de vivre sous la direction éclairée du Grand Leader local, laisser la ville aux bénéficiaires de l'ordre absurde en attendant de leur laisser le pays, et partir… N' importe où.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Quel programme subversif ! Les régimes s'accommodent de l'émigration clandestine - la harga - car elle est fondamentalement – mais pour combien de temps ? - &lt;span&gt; &lt;/span&gt;un acte personnel, un mouvement solitaire même si pour des raisons pratiques on s'entasse à plusieurs dans la même douteuse embarcation. Mais ces citoyens de Redeyef sont tellement inventifs – une créativité visiblement stimulée par l'exaspération – qu'ils ont décidé de la collectiviser. Les syndicalistes qui activent dans la perspective de la satisfaction de quelques revendications élémentaires ont réagi vivement. On les comprend… Non seulement ils risquaient de voir disparaître leur base sociale mais ils pouvaient de surcroit être accusés d'incitation au vagabondage de masse ou à l'émigration clandestine. Mais la décision inaccomplie des habitants de Redeyef risque de marquer une étape inédite &lt;span&gt; &lt;/span&gt;dans les luttes sociales au sud du monde. Face au verrouillage généralisé et à la conception très particulière de la démocratie, que reste-t-il comme moyen d'exprimer ses désaccords,&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;par quel moyen pourrait on faire valoir ses arguments ? La violence étant un choix par définition écarté et l'option politique par essence impossible, il ne reste que la soumission à l'ordre établi et la résignation, silencieuse de préférence, sporadiquement entrecoupée d'émeutes. Les jeunes qui n'ont qu'une mémoire dubitative des actions collectives, ont, pour les plus désespérés d'entre eux, choisis de mettre les voiles par tous les moyens possibles.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Chacun pour soi et vogue la galère ou plutôt la coquille de noix, le radeau amélioré ou la barcasse disjointe. On le sait, pour beaucoup l'aventure finit tragiquement dans les abysses glacés d'une méditerranée sur la voie de l'union, parait-il. Mais au sud, la situation n'évoluant guère, la pression démographique aidant, il y a fort à parier que la harga artisanale et individuelle cédera la place un beau matin à des voyages bien plus organisés. Des quartiers, des villages et - pourquoi pas ? - un jour des villes entières embarqueront vers n'importe quel ailleurs mythifié pourvu d'échapper à la perspective perpétuelle d'une réalité matraqueuse. Les peuples changeront d'air et les régimes seront satisfaits d'être débarrassés de leurs rétives populaces. Reste à voir comment ces transhumances seront accueillies par l'ailleurs imaginé …&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;- &lt;i&gt;Celui que la passion de vivre n'a pas étreint&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;S'évapore dans l'air de cette vie et disparaît.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;- Malheur à celui qui n'est pas passionné par l'existence&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Il sera frappé par le néant vainqueur.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;C'était un autre tunisien, le grand &lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Abû al-Qâsim al-Châbbî, &lt;/span&gt;qui a écrit ses vers. Il parlait d'une autre Tunisie, celle où les hommes ne prennent pas leur baluchon pour aller sur les chemins de la désespérance, vers ailleurs et n'importe où.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;14 mai 2008&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-3311092064440712547?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/3311092064440712547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=3311092064440712547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3311092064440712547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/3311092064440712547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/saison-de-la-migration-vers-nimporte-o.html' title='Saison de la migration vers n&apos;importe où'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-2095380772826471539</id><published>2008-05-14T02:50:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T02:51:05.712-07:00</updated><title type='text'>Le trou noir</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le trou noir &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Par Ahmed Selmane&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Comment se renouvellent les élites politiques ? Par la démocratie, bien sur. Qu’est-ce que la démocratie ? C’est l’existence d’une scène politique ouverte et pluraliste où les électeurs se chargent, à partir de leurs besoins et de leurs convictions, d’arbitrer librement par les élections entre des partis, des hommes et des programmes en concurrence dans l’accès au pouvoir. C’est cette concurrence qui favorise la circulation des élites. Il n’existe pas de « tare » culturelle algérienne – ou arabe et africaine – qui expliquerait l’absence de circulation des élites politiques. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question de système. Les démocraties non « spécifiques » fonctionnent sur le principe que les acteurs politiques sont comptables de leurs actions et leur mandat est régulièrement mis en jeu. Elles sont constamment en « crise » dans le meilleur du sens du terme : l’existence d’un arbitrage populaire, d’une opinion publique et de médias diversifiés fait que le changement des hommes et des idées est une donnée permanente. Les structures politiques, pouvoir comme opposition, sont dans l’obligation d’aller vers les citoyens arbitres. Un système démocratique s’énonce, par principe, comme imparfait. Le changement est au cœur de la vie démocratique, la « conservation » est au cœur du système autoritaire ou des démocraties spécifiques. Le système politique qui s’organise sur le principe de la conservation et du refus du changement se prive des flux qui viennent de la société et évolue vers une dégénérescence. Le « relifting » qui élève des bureaucrates, par cooptation, au statut d’hommes politiques de substitution n’est pas une solution au problème car il est destiné à prolonger le système et non à le changer. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Pathologie du système &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;A partir de ces constats basiques – et avérés dans l’histoire des systèmes politiques – il y aurait une certaine incongruité à se lamenter sur l’absence d’une « classe politique » ou d’un « changement des élites politiques » alors que ce qui permet l’existence d’une classe politique et de son renouvellement n’existe pas. Abdelhamid Mehri le constatait récemment dans un entretien au journal l’Expression : « Le pouvoir actuel, en tant que système de gouvernement, a fait son temps. Son architecture et son fonctionnement tendent à éviter ou limiter la démocratie et non à la construire ». Officiellement, l’Algérie est dotée d’une multitude de partis et de journaux et des élections y sont organisées régulièrement. Mais le fait que cela ne génère pas un renouvellement dans les idées et les hommes relève d’une pathologie du système. Des hommes politiques et des militants politiques de grande qualité existent en Algérie mais leur émergence est une quasi-impossibilité dans un système entièrement tendu vers la conservation et sa perpétuation. Il y a une question démocratique non résolue qui rend illusoire l’émergence de nouvelles élites politiques de qualité. Le niveau d’abstention lors des élections est un indicateur : de très nombreux algériens n’accordent aucune crédibilité au jeu politique actuel et à ses acteurs. L’absence d’une scène politique démocratique fige les choses aussi bien au niveau des institutions élues qu’au sein des partis politiques. « La sphère politique et son principal outil, l’information, sont soumis, en Algérie, depuis des décennies, à une gestion administrative d’autant plus pesante qu’elle est occulte et donc non responsable » explique M.Abdelhamid Mehri qui souligne que « le champ politique est jonché de victimes consentantes ou résignées. Les militants des partis politiques et des organisations sociales connaissent parfaitement cet état de choses. Ils constatent, désarmés, que la sphère politique est réduite, en dépit des qualités et des mérites des hommes qui s’y activent, à fonctionner comme un produit dérivé de la gestion administrative et non comme émanation de la dynamique sociale ». Dans un modèle classique en sciences politique David Easton, présente le système politique comme une boite noire qui reçoit des demandes (input) de l’environnement (la société) et les traduits en action (ouput). C’est la démocratie qui permet au système de fonctionner car il en permanence solliciter par la société à changer, à s’adapter et à se renouveler. Dans un système fermé, la boite noire devient un trou noir où les demandes de la société se perdent… A un certain niveau de dégénérescence, la société renonce à s’adresser à la boite noire…&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle s’exprime en dehors du système, par l’émeute par exemple… &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; 13 mai 2008&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-2095380772826471539?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/2095380772826471539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=2095380772826471539' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2095380772826471539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2095380772826471539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/le-trou-noir.html' title='Le trou noir'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-7794634880679473892</id><published>2008-05-14T02:48:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T02:49:20.985-07:00</updated><title type='text'>Mandouze est parmi nous</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Mandouze est parmi nous&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Par Ahmed Selmane&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La bibliothèque augustinienne d’André Mandouze est à Alger. Elle a été inaugurée lundi au centre d’études diocésain en présence de ses deux filles et de nombreux algériens, musulmans, chrétiens ou agnostiques. Les chercheurs algériens qui s’intéressent à Saint Augustin pourront désormais consulter une bibliothèque patiemment construite durant des décennies par un maître qui a, par delà la mort, décidé qu’il voyagerait encore en Algérie, parmi les algériens. En ces temps stupides où des canards en mal de thèmes persistent à inventer des guerres aux motivations obscures, André Mandouze est, par ce qu’il a été et par ce qu’il est encore, un prodigieux rappel pour les croyants et les incroyants. Cet homme de &lt;st1:personname productid="la R￩sistance" st="on"&gt;la Résistance&lt;/st1:PersonName&gt; au nazisme est venu chez nous, en 1946, sur les traces de Saint Augustin et il est devenu algérien. Totalement. Il aurait pu s’enfoncer dans le travail académique, mais ainsi qu’il le dit lui-même, « savoir renoncer au moins provisoirement à ses « chères études » fait partie de la carrière d’un homme libre ». C’est en homme libre, en résistant et en chrétien, qu’il a saisi d’emblée l’absurdité de l’ordre colonial. Et il l’a combattu, sans hésitation. L’homme libre s’est pris de passion pour l’Algérie et pour les algériens. L’homme libre disait ouvertement ce qu’il pensait et à la faculté d’Alger, où il devait parler après une grève d’étudiants algériens, les ultras ont préparé la corde où il devait être pendu haut et court. Menacé de mort, il est forcé par les autorités coloniales à quitter l’Algérie. Mais l’homme libre continuera de Strasbourg à dire ce qu’il pense et il se retrouve à la prison de la santé pendant 45 jours pour soutien à la rébellion. Emprisonné pour l’Algérie, c’est un avec l’Algérien Augustin qu’il gère son temps carcéral et nargue les bien-pensants de l’époque. « Sans doute suis-je partial, je l’admets, car je ne peux toute de même pas oublier que – dans ma « solitude pour l’Algérie » au cours d’un engagement visant à ce que les lointains descendants d’Augustin puissent retrouver, dans leur pays, la dignité – je veux dire dans la prison où me jetèrent durant quarante jours quelques irresponsables qui prétendaient diriger &lt;st1:personname productid="la France" st="on"&gt;la France&lt;/st1:PersonName&gt; en 1956, sans doute, dis-je, je ne puis oublier le puissant réconfort, ou plutôt toute la libération que m’a apportée, toute la liberté que m’a assurée, dans la cellule de ma prison, la lecture approfondie du traité augustinien de De l’Ordre, d’un ordre sans commune mesure avec nos petits rangements et arrangements, d’un ordre qui pour moi abolissait, comme aurait dit Mounier, le « désordre établi », d’un ordre qui implique et qu’explique Dieu … ».&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mandouze l’augustinien, donc l’algérien, est revenu à Alger. Il a été une opportunité pour de nombreux algériens d’exprimer leur solidarité à ces chrétiens d’Algérie, qui sont dans le droit fil de l’engagement d’un Mandouze ou d’un Duval, qui vivent leur foi dans l’engagement social et dans le partage. A ces chrétiens, que des musulmans humbles connaissent beaucoup mieux que les scribes qui radotent sur les complots imaginaires, Mandouze, nous a donné l’opportunité de leur dire qu’ils sont bien nos frères. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-7794634880679473892?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/7794634880679473892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=7794634880679473892' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7794634880679473892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/7794634880679473892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/mandouze-est-parmi-nous.html' title='Mandouze est parmi nous'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-2528966037465411391</id><published>2008-05-14T02:43:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T02:46:46.123-07:00</updated><title type='text'>Des siècles de bouches cousues</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Des siècles de bouches  cousues&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;C’était en 2002, un  an avant que la « Civilisation » ne débarque en Irak. Il faisait très  chaud à Baghdâd et nous déambulions dans la rue Al-Moutanabi, au  milieu des étals de livres et d’une foule de lecteurs en goguette.   La planète n’était plus bipolaire, elle était déjà nettement  binaire : blanc ou noir, avec Bush ou contre lui. Pour notre ami H. qui  n’aimait ni Bush, ni Saddam, le monde était devenu encore plus petit.  Grâce à son entregent, nous avions pu, à la barbe des officiels,  partir vers Najaf et Karballah et découvrir, des gens, simples et bons,  qui se battaient contre l’adversité et qui regardaient parfois le  ciel où, ils le soupçonnaient, se cachait une lourde menace. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;A la veille de notre  départ pour Alger, dans un café de la même rue Al Moutanabi, H m’a  remis un petit livre, un vrai livre de poche de 15 cm sur 10, pratiquement  fait à la main, avec une couverture jaune et un papier lui aussi déjà  jauni. Il avait dit simplement : « voilà quelque chose qu’il faut lire ».  Dans l’avion du retour, j’ai lu. Un nom inconnu pour moi, Abdel-Amir  Jaras et des poèmes, courts et perturbants. « Je suis passé par des  siècles de bouches cousues.». Les poètes ont cette capacité à trouver  des raccourcis qui disent et troublent. Abdel-Amir Jaras, fils de solitude  et d’amertume, n’a pas fini de me perturber. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Un de ses poèmes me  hante toujours, il parle pour nous, de nos communes fragilités, intrinsèques  et presque ataviques.   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;«Nous nous sommes  réveillés une fois &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Et nous n'avons pas  trouvé le pays.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Il nous a été dit :&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Le pays a ramassé  toutes ses affaires,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Il les a rassemblées  arbre par arbre,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Fleuve par fleuve,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Et il est parti au  loin.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Nombreux sont les  pays&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Qui ne trouvent pas  de lieux&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Nombreux sont les  pays qui songent à fuir de la carte.» &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Arbre par arbre, fleuve  par fleuve. Homme par homme. Depuis, j’ai appris que Abdelamir Jaras  avait erré de pays en pays, dans des conditions épouvantables, avant  d’arriver au Canada et de mourir bêtement dans un accident de vélo.  Il avait trouvé une terre vaste, neuve, mais l’arbre était, peut-être,  déjà mort en s’arrachant à sa terre si inclémente… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Comme des millions d’irakiens,  mon ami H, après avoir subi trois ans de Civilisation américaine aussi  absurde que criminelle, s’en est finalement allé dans un lointain  ailleurs. Il a eu le temps de faire la part des choses. Il ne déteste  plus autant Saddam, il exècre davantage Bush. Un autre arbre est parti.  De son exil européen, il est constamment connecté, par Internet, sur  son pays. J’ai quelques inquiétudes pour lui. En effet, un irakien  qui utilise un clavier arabe pour parler avec les arbres qui sont restés  là-bas, c’est immédiatement suspect et cela pourrait lui valoir  des ennuis. Les yeux vigilants de la Civilisation pourraient ne pas  comprendre son entêtante nostalgie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;C’est H  encore qui  m’a signalé le nom d’un autre arbre irakien. Il se nomme  Hassan  Juma'a Awad. Il dirige l'union des syndicats des travailleurs du pétrole  en Irak et se démène, comme un beau diable, contre la « loi sur le  pétrole » approuvée par le gouvernement de la Zone verte. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Cette loi que les envahisseurs  veulent faire adopter, c’est l’objet de la guerre, le butin ultime.  L’arbre Hassan Juma’a Awad, dont le syndicat, né sous l'occupation  américaine a pris une orientation de plus en plus patriotique dans  un Irak poussé aux confrontations fratricides, est un perturbateur.  Pensez donc, empêcher le vrai but de la guerre s’accomplir et dépasser  les faux clivages, pour qui se prend-il, ce Juma’a ? Qui est-il donc  pour oser aller contre les désirs impérieux de l’Empire et la soif  de pouvoir des imbéciles et des félons? Un arbre. Un arbre, fragile,  qui est resté et qui essaie de parler malgré les siècles de bouches  cousues. En cette veille du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai, je pense à ces arbres  irakiens qui sont partis et à Juma’a qui se bat contre Goliath. C’est  sur, des forêts repousseront en Irak…   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:100%;"&gt;Ahmed Selmane&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-2528966037465411391?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/2528966037465411391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=2528966037465411391' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2528966037465411391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2528966037465411391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/des-sicles-de-bouches-cousues.html' title='Des siècles de bouches cousues'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-8579362565352346923</id><published>2008-05-14T02:41:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T02:42:18.094-07:00</updated><title type='text'>Le Maghreb : cinquante ans d’attente</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le Maghreb : cinquante ans d’attente &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le Maghreb est en attente depuis, au moins, cinquante ans. La conférence de Tanger du 27 avril 1958 qui a regroupé les partis nationalistes maghrébins, l’Istiqlal marocain, le Néo-Destour tunisien et le FLN algérien, a donné un contenu à l’idéal maghrébin. Le journal Le Monde titrait : « &lt;st1:personname productid="la Conf￩rence" st="on"&gt;La  Conférence&lt;/st1:PersonName&gt; de Tanger préconise : la création d’un « gouvernement algérien », une assemblée consultative du Maghreb, l’appui de Rabat et de Tunis au FLN ». Si l’indépendance de l’Algérie, déjà&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;inéluctable à cette époque,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la perspective maghrébine dessinée à cette conférence reste en attente. Pour les anciens militants, c’est une blessure et un énorme reste à réaliser. Les choix politiques et économiques, très différents, qui ont été fait au moment des indépendances ont éloigné la perspective. On se souvient de Houari Boumedienne, défendant un « Maghreb des peuples » par opposition à un Maghreb des Etats.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Sauf que la réalité, encore valable à ce jour, est celle d’une faiblesse des sociétés civiles par rapport aux Etats. L’impulsion maghrébine, en raison même du déficit démocratique des différents régimes, ne pouvait venir que des Etats. Le conflit du Sahara Occidental, apparu au milieu des années 70, allait devenir un élément de plus entravant la marche maghrébine alors même qu’au plan des doctrines économiques ne sont plus devenues antagoniques. Quand l’Union du Maghreb Arabe a vu le jour, le 17 février 1989, à Marrakech, beaucoup ont caressé l’espoir d’un retour à l’esprit fondateur de la conférence de Tanger. Un an auparavant,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le 10 juin 1988, les cinq chefs d’Etats avaient institué une Grande Commission qui a mis sur rail cette Union du Maghreb arabe. En 1989, au moment du lancement de l’Union du Maghreb Arabe, le conflit du Sahara Occidental avait 14 ans. Cela signifie que les chefs d’Etats présents à Marrakech&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;n’ignoraient pas qu’un problème se posait entre les aspirations des sahraouis à l’indépendance et les prétentions marocaines sur le Sahara. Le pari maghrébin se fondait sur le postulat que la question du Sahara Occidental ne devait pas constituer une entrave à la construction de l’UMA. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le pari perdu de l’UMA&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;19 ans après cet évènement historique de Marrakech, l’Union Maghreb est moribonde, très loin de l’esprit visionnaire de Tanger. Le pari sur une dynamique maghrébine qui transcenderait le problème du Sahara Occidental est perdu. Le niveau des relations entre les deux plus grands Etats du Maghreb, l’Algérie et le Maroc, n’est pas même pas « normal ». La question du Sahara Occidental a été, coté marocain, un ferment du renouveau de la sainte alliance nationaliste autour de la monarchie. A quelques rares exceptions, comme le mouvement d’extrême gauche, les forces politiques marocaines ont de la récupération des « provinces du sud » une question nationale vitale. L’idée d’une séparation entre la question du Sahara Occidental et la construction de l’Union Maghreb s’est heurtée rapidement à l’approche marocaine. Les choses se dégraderont davantage en 1994 à la suite de l’accusation, infondée, lancée par le Maroc à l’encontre des services algériens au sujet de l’attentat de Marrakech. Le Maroc a instauré le visa pour les Algériens, l’Algérie a répondu par l’instauration du visa et la fermeture de la frontière terrestre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le coût du non-maghreb&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quand rien ne va entre les deux pays les peuplés du Maghreb, la machine ne peut que se bloquer. Il est devenu pratiquement impossible de réunir un Sommet de l’UMA, le dernier a eu lieu à Tunis les 2-3 avril 1994. Un sommet prévu en 2005 à Tripoli a été reporté à la dernière minute. Aujourd’hui, cinquante après, on ne peut que constater que les difficultés de la construction du Maghreb sont liées à celle de la démocratie. Alors que les pays maghrébins ont signé, dans la dispersion, des accords d’association avec l’Union Européenne, les échanges économiques entre maghrébins peinent à dépasser les 3% des échanges extérieurs de chacun des pays concernés. Des économistes ont fait des calculs sur le coût du non-maghreb : une perte de 1 à 2% de croissance par an pour chaque pays. Certains estiment que le manque de croissance atteint 3%. Pour avoir une idée de l’ampleur du manque, il faut savoir que 1% représente plus de 10 milliards de dollars de valeur ajoutée par les pays maghrébins.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ahmed Selmane &lt;/p&gt;  27 avril 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-8579362565352346923?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/8579362565352346923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=8579362565352346923' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8579362565352346923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/8579362565352346923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/le-maghreb-cinquante-ans-dattente.html' title='Le Maghreb : cinquante ans d’attente'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-2080721393966342096</id><published>2008-05-14T02:39:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T02:40:10.816-07:00</updated><title type='text'>Karl Marx, le come back</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Karl Marx, le &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;" lang="EN-US"&gt;come&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt; back&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Depuis la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, les temps sont américains. Les idées aussi. Les idéologies sont mortes, nous a-t-on dit, et la fin de l’Histoire est au coin de la rue. L’ordre est accompli. &lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Surtout n’invoquez pas ce dénuement du plus grand nombre qui fait la prospérité d’une arrogante minorité de nantis, vous passerez pour des inadaptés, des ringards. Exit Karl Marx, la lutte des classes, exit le rappel des réalités, vous n’êtes plus « in ». &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Un autre Karl, Rove pour le nommer, ancienne éminence grise de Bush, a énoncé la quintessence des temps présents : « lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité ». L’Empire, le marché et le capitalisme mondialisé l’ont emporté sur les citadelles du socialisme bureaucratique liberticide… C’est fini, y a plus rien à voir sur le marché de l’histoire. Le seul ennui est que la nouvelle réalité, c’est l’ancienne en plus noir.. Amplification accélérée des inégalités entre le nord et le sud de la planète, fracture sociale croissante dans les pays du nord, dégradation des équilibres écologiques et crise alimentaire internationale, conflits, famines… La magie d’un marché n’opère pas, la « main invisible » est une chimère et &lt;st1:personname productid="la R￩serve" st="on"&gt;la Réserve&lt;/st1:PersonName&gt; fédérale américaine, comme dans un vulgaire état « dirigiste », refile l’argent du contribuable à &lt;st1:personname productid="la Morgan" st="on"&gt;la  Morgan&lt;/st1:PersonName&gt; pour racheter &lt;st1:personname productid="la Bear Stearns" st="on"&gt;la Bear Stearns&lt;/st1:PersonName&gt; en quasi-faillite… Des notions qui semblaient avoir été jetées dans la décharge de l’histoire commencent à revenir dans les discours et analyses d’hommes politiques, de syndicalistes et d’intellectuels. Qui aurait pensé, après l’usage tordu qui en a été fait par les « démocraties populaires », que la notion d’impérialisme connaîtrait une nouvelle fortune ? Ah, cette bonne blague qu’on nous offrait aux dépens des ringards sur la « kasma de Bir Ghebalou dénonçant l’impérialisme…. ». Charmant, n’est-ce pas ? Mais comment qualifier les expéditions militaro-pétrolières, le bellicisme assumé des néo-conservateurs sans revenir à cet impérialisme qu’il ne faudrait plus ni voir, ni nommer… ? Si Karl Marx est mort, la réalité reste marxienne. « Le capitalisme porte la guerre comme les nuées portent l’orage » disait Jean Jaurès, la formule résonne avec une formidable actualité. Bien sûr, on vous invite à vous recentrer sur la « guerre des civilisations », sur le « péril vert », mais vous pouvez constater, en prenant vos aises avec la pensée dominante, que pour les déshérités de ce monde, la domination par les armes et la désinformation permanente est la forme contemporaine de la lutte des classes, de la guerre des riches contre les pauvres. C’est en cours, Marx est de retour et on le revisite, dans un monde encore plus dangereux qu’hier, en le dépoussiérant, en en faisant l’inventaire. Un ami qui a rencontré, il y a quelques mois, la chef de file du mouvement marocain El Adl Wa El Ihsane, Nadia Yassine, m’a raconté sa surprise de l’entendre dire : « le primat de la raison et de la justice se référent naturellement à ma culture, mais la démarche d’analyse politico-économique objective est, pour moi, l’apport décisif de Marx ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;N’en déplaise aux gourous de Wall-Street, l’Histoire est loin d’être achevée… De l’Amérique du sud à l’arc arabo-musulman en passant par l’Afrique - les prophètes de salles des marchés et leurs nouveaux philosophes propagandistes ne l’ont pas prévu – Marx, que l’on pensait irrémédiablement ruiné par les méfaits des apparatchiks et de leurs épigones, se trouve des héritiers inattendus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: Arial;"&gt;Ahmed Selmane&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;23 avril 2008&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size: 8pt; font-family: Arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-2080721393966342096?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/2080721393966342096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=2080721393966342096' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2080721393966342096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/2080721393966342096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/karl-marx-le-come-back.html' title='Karl Marx, le come back'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2708504402951156073.post-681729250915011615</id><published>2008-05-14T02:34:00.000-07:00</published><updated>2008-05-14T04:20:59.581-07:00</updated><title type='text'>PROMESSES  D’AVRIL</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;PROMESSES&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;D’AVRIL &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Est-ce parce qu’il est plein de promesses que le mois d’avril commence toujours par un gros poisson ? Si vous êtes nés le 27 avril en l’an IV de la révolution algérienne, que vous-vous sentez déjà fourbu sans être peinard, c’est que vous avez&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;la cinquantaine mauvaise, avec ses tonnes de dépits, le lumbago qui pointe et le corps qui bedonne. Vous regardez peut-être les jours passer avec cette molle vigilance qui vous pousse, non plus à espérer, mais juste à vérifier que rien ne va comme prévu ; &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;que les lendemains ont définitivement déchanté pour les quinquagénaires : ils ont, au mieux, une expertise à donner, mais en règle générale ils sont au service de gérontes. Ce qu’ils partagent avec les jeunes ? Juste, la mentalité harraga, le passage à l’acte en moins. Si vous cherchez, vous découvrirez que vous êtes né dix jours après le début de l’Exposition universelle de Bruxelles, évènement que beaucoup de belges s’apprêtent à en commémorer le souvenir. Vous pourriez dire que &lt;st1:personname productid="la Belgique" st="on"&gt;la Belgique&lt;/st1:PersonName&gt; est un pays problématique divisé entre Wallons et Flamand. Mais pour peu que vous abandonniez votre mauvaise foi de quinqua blasé, vous savez déjà que le plat pays est dans l’Europe et que cela relativise grandement le problème. Par contre, j’entends déjà vos sarcasmes quand vous saurez que quelques semaines avant votre naissance, le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; février 1958 pour être précis, le président Gamal Abdennasser a annoncé la création de &lt;st1:personname productid="la R￩publique" st="on"&gt;la République&lt;/st1:PersonName&gt; arabe unie, RAU pour les intimes, regroupant l’Égypte et &lt;st1:personname productid="la Syrie. Ah" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Syrie." st="on"&gt;la   Syrie.&lt;/st1:PersonName&gt; Ah&lt;/st1:PersonName&gt;, le panarabisme ! Cinquante ans plus tard, c’est quoi donc, &lt;st1:personname productid="la R￩publique" st="on"&gt;la République&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de Nasser ? Un président qui approche les 80 ans et qui se prépare à laisser la place au fiston, cela doit bien correspondre à votre humeur de cinquantenaire « m’diguouti ! ». Peut-être vous sera-t-il plus plaisant d’apprendre que le mois suivant votre naissance, Cannes a accordé la palme d’or à « Quand passent les cigognes », film du réalisateur soviétique&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mikhaïl Kalatozov. Un film poignant. Mais je vous voir venir : heureusement que Kalatozov a eu la bonne idée de se tirer de ce monde en 1973 et qu’il n’a pas assisté à l’effondrement de l’Union soviétique qui nous a laissé si dépourvu ! Votre humour reviendra-t-il si l’on vous rappelle qu’au cours de ce même mois de mai, Mao, le grand timonier, a lancé le « Grand bond en avant » qui devait permettre à l’économie de « marcher sur les deux jambes » et de rattraper &lt;st1:personname productid="la Grande Bretagne" st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la Grande" st="on"&gt;la Grande&lt;/st1:PersonName&gt; Bretagne&lt;/st1:PersonName&gt; en 15 ans. Il a fallu attendre cinquante ans, l’abandon du purisme maoïste, mais &lt;st1:personname productid="la Chine" st="on"&gt;la Chine&lt;/st1:PersonName&gt; a bien fait le grand bond en avant et laisse &lt;st1:personname productid="la Grande Bretagne" st="on"&gt;la  Grande Bretagne&lt;/st1:PersonName&gt; loin derrière. Heureux, les cinquantenaires chinois, ils en ont vu des choses. Il y en a eu beaucoup d’autres, mais le 27 avril 1958, au jour de votre naissance, des militants nationalistes étaient réunis à Tanger et ont fait une grande promesse de Maghreb. Cinquante ans plus tard, à votre anniversaire, vous n’allez quand même pas dire un « bof » de vieux, le Maghreb c’est une idée jeune. Que faire ? Rêvons donc d’une association algéro-marocaine des natifs du 27 avril 1958 s’offusquant que les relations entre les deux pays ne soient même pas normales ! Les algériens du 27 avril 1958, du haut de leur cinquantaine fatiguée, pourraient dire, malgré Yazid Zerhouni, ce que l’écrasante majorité des algériens pensent : la frontière fermée, c’est absurde ! Les quinqua marocains pourraient aussi dire, ce que les officiels marocains répugnent encore à dire : pardon, on s’est complètement planté en accusant les services algériens de l’attentat de Marrakech en &lt;b&gt;1994&lt;/b&gt;. Quinquagénaires du Maroc et d’Algérie, bougez vous donc, cessez d’attendre quelque chose des chefs, la promesse d’avril 1958 ne peut quand même pas attendre cent ans ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;Ahmed Selmane &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  14 avril 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2708504402951156073-681729250915011615?l=maghreb-spirit.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/feeds/681729250915011615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2708504402951156073&amp;postID=681729250915011615' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/681729250915011615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2708504402951156073/posts/default/681729250915011615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maghreb-spirit.blogspot.com/2008/05/promesses-davril.html' title='PROMESSES  D’AVRIL'/><author><name>K.Selim - Ahmed Selmane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16889518369234407375</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
